Les États-Unis ont de nouveau imposé des sanctions contre la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, quelques jours seulement après avoir retiré son nom de la liste des sanctions à la suite d’une décision judiciaire.
Une note publiée mercredi 27 mai sur le site du ministère américain des Finances indique que Francesca Albanese a de nouveau été placée sur une liste noire internationale, ce qui l’empêche notamment d’utiliser des cartes bancaires ou d’effectuer de nombreuses opérations financières. Son nom avait pourtant été retiré de cette liste le 20 mai.
Une violation de la liberté d’expression
Une mise à jour diffusée mercredi sur le site du département du Trésor américain confirme que Francesca Albanese a été réinscrite parmi les personnes sanctionnées par Washington.
Le juge fédéral Richard Leon avait pourtant estimé, le 13 mai, que l’administration Trump avait probablement violé la liberté d’expression d’Albanese en la sanctionnant en raison de ses critiques contre le génocide menée par Israël dans la bande de Gaza.
Francesca Albanese occupe depuis 2022 le poste de rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés. Sa mission consiste à surveiller les violations des droits humains commises à l’encontre des Palestiniens.
Les États-Unis ont rétabli leurs sanctions contre Francesca Albanese, rapporteure de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés. pic.twitter.com/o0MaroIXGh
— Nouvelle Aube – Yeni Şafak Français (@nouvelleaubefr) May 28, 2026
Sanctionnée depuis juillet 2025
De nationalité italienne, elle avait été sanctionnée par les États-Unis en juillet 2025 après avoir appelé la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, à poursuivre des responsables israéliens pour crimes de guerre dans le contexte de la guerre à Gaza.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio l’avait accusée de mener une « campagne de guerre politique et économique » contre les États-Unis et Israël.
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La famille de l’experte de l’ONU également ciblée
Les sanctions américaines lui interdisent notamment l’entrée sur le territoire américain, l’accès au système bancaire des États-Unis ainsi que toute transaction avec des entités américaines.
Son mari, l’économiste de la Banque mondiale Massimiliano Cali, ainsi que leur fille de nationalité américaine, avaient saisi la justice contre l’administration Trump en février.
