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lundi 22 avril 2024

Sénégal : le Conseil constitutionnel fixe la date des élections au 24 mars

En pleine crise politique causée par le report de l’élection présidentielle au Sénégal, le Conseil constitutionnel a brusquement fixé la tenue d’un scrutin pour fin mars. Parallèlement, l’Assemblée nationale a adopté hier soir une loi d’amnistie. Explications.

Après le report de l’élection présidentielle prévue le 25 février, par le président sénégalais Macky Sall, une crise politique d’ampleur s’est enlisée dans le pays. Un nouveau rebondissement inattendu s’est déroulé hier avec la fixation d’une date, par le Conseil constitutionnel, pour un scrutin prévu le 24 mars.

Toutefois, la date exacte reste incertaine, la présidence annonçant le 24 mars pour le premier tour des élections tandis que le Conseil constitutionnel fixe la date au 31 mars.

Un calendrier électoral brusquement accéléré

Si la décision du report de l’élection avait été invalidée le 15 février, le Conseil constitutionnel brusquement a accéléré le calendrier électoral, fixant le premier tour au 31 mars, voire le 24 mars selon certaines sources. Cependant, cela ne permettrait pas l’investiture d’un nouveau président avant le 2 avril.

Cette situation soulève la question de qui dirigera le pays entre la fin du mandat de Macky Sall et l’élection de son successeur. La présidence a notamment annoncé que le Premier ministre Amadou Ba était « libéré » de ses fonctions pour mener campagne.

Parmi les 19 candidats en lice, le candidat d’opposition Bassirou Diomaye Faye, détenu depuis avril 2023, qui pourrait être amnistié suite à l’adoption d’une loi d’amnistie approuvé par l’Assemblée nationale ce mercredi. Les députés sénégalais ont en effet adopté cette loi par 94 voix pour et 49 contre.

Une loi d’amnistie opportuniste

La loi adoptée par l’Assemblée nationale du Sénégal vise l’amnistie générale sur tous les événements survenus depuis 2021, notamment les manifestations massives contre l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko et le report de l’élection présidentielle.

Nombreux sont ceux qui pensent que le texte d’amnistie, présenté par le président comme une demande « d’amnistie et de pardon (…), des vertus salutaires pour la nation », vise en réalité à garantir l’impunité pour les forces de sécurité et le gouvernement au moment où des comptes seront demandés par le peuple après la crise actuelle.

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