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mercredi 28 février 2024

Palestine : une trêve reconduite pour deux jours

Palestine : une trêve reconduite pour deux jours Mizane.info

Au terme d’une quatrième remise d’otages, ce lundi soir, le mouvement palestinien du Hamas et Tel Aviv entérinaient la prolongation de la trêve pour deux jours. Les libérations devraient ainsi continuer au rythme de dix otages israéliens rendus par jour contre une trentaine de prisonniers palestiniens. Mizane.info fait le point.

L’accord initial prévoyait un échange de 50 otages israéliens contre 150 prisonniers palestiniens, exclusivement des femmes et des enfants, durant quatre jours de trêve. Jusqu’à aujourd’hui 39 otages ont été rendus et 117 prisonniers palestiniens ont quitté les geôles israéliennes.

Ce lundi soir ce sont trois mineurs franco-israéliens qui furent libérés. Ces libérations ne devraient pas être les dernières alors que la trêve a été reconduite pour deux jours de plus au terme d’une journée de négociations entre les médiateurs principalement issus du Qatar et des Etats-Unis.

Volonté unanime de prolonger la trêve

« Une lueur d’espoir et d’humanité » c’est ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a commenté l’annonce de la prolongation de la trêve entre l’armée israélienne et les organisations palestiniennes. En plus de la libération des prisonniers, la trêve a permis l’entrée de centaines de camions chargés d’aide humanitaire à Gaza, dévasté par sept semaines de bombardements israéliens.

La situation humanitaire reste «dangereuse» et les besoins « sans précédent » tempère toutefois l’agence de l’ONU sur place. Alors que l’accord initial devait prendre fin ce mardi, des intenses négociations ont permis la prolongation de la trêve pour deux jours supplémentaires.

L’autorité palestinienne à Gaza a affirmé vouloir « chercher à prolonger la trêve au-delà de ses quatre jours» tout comme le gouvernement israélien. En échange d’une trentaine de prisonniers palestiniens, « des dispositions prévoient la libération de dix otages de plus chaque jour » déclarait, dimanche soir, Benyamin Netanyahou.

Une libération « au prix du sang des martyrs »

Parmi les prisonniers palestiniens libérés, on compte essentiellement des femmes et des enfants. Israa Jaabis est probablement la plus célèbre. Elle avait été condamnée à onze ans de prison en raison de l’explosion de son véhicule devant un barrage de soldats israéliens en 2015. Les soldats avaient ouvert le feu sur sa voiture provoquant provoquant l’explosion.

Le visage en partie brûlé, Israa a été accueilli chez elle aux côtés de son fils de 13 ans. « J’ai honte de parler de réjouissance alors que toute la Palestine est blessée » se lamente l’ex prisonnière. Arrêtée sur le chemin de l’école, la jeune Marah Bakir a été également libérée vendredi.

Incarcérée en février 2016, elle ne devait pas sortir avant 2025. Affaiblie, Marah Bakir, âgée aujourd’hui de 24 ans, est rentré auprès de sa famille à Jérusalem-Est. « Je suis heureuse mais ma libération s’est faite au prix du sang des martyrs », déplore t-elle en rappelant le massacre de plus de 15.000 gazaouis majoritairement des femmes et des enfants :

Des enfants incarcérés pour des « jets de pierres »

Hanan Salah Abdallah Barghouti, 59 ans, est la plus âgée des libérés des prisons israéliennes. Arrêtée, sans procès, pour « financements illicites », elle témoigne :

« La situation des femmes prisonnières ne cesse d’empirer depuis le 7 octobre. Nous sommes isolées, dans nos cellules, nous ne sortons que pour aller prendre nos douches. Nous n’avons plus accès à la cantine, donc très peu de nourriture »

L’adolescent Adam Abouda Hassan Gheit est, à contrario, le plus jeune libéré. Cet enfant de 14 ans aujourd’hui, originaire de Jérusalem-Est, avait été arrêté en mai dernier pour « agression et jet de pierres ». Des justifications rocambolesques permettant l’incarcération d’enfants, sans procès, dans les geôles de l’état d’Israël.

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