
2024-03-26
Écrit par Redaction
Près de six mois après le début de l'offensive israélienne à Gaza, le Conseil de sécurité de l'ONU a enfin adopté sa première résolution appelant à un « cessez-le-feu immédiat » dans la bande de Gaza pour la durée du ramadan ainsi que la libération de l'ensemble des otages détenus dans l'enclave. Les Etats-Unis, qui avaient mis leur veto aux textes précédents, se sont cette fois abstenus, permettant l'adoption, par quatorze voix, de cette résolution. Une abstention historique des États-Unis Lundi 25 mars, une résolution appelant à un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza a été adoptée par quatorze ambassadeurs au Conseil de sécurité de l'ONU. Seul les États-Unis se sont abstenus. Cette abstention, une première depuis le début de la guerre, a suscité la colère d'Israël qui estime qu'elle entrave les efforts leur "offensive" et la libération des otages. Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a qualifié cette abstention de « net recul par rapport à la position constante des Etats-Unis au Conseil de sécurité ». Cependant, John Kirby, porte-parole américain à l'ONU, a tempéré l'abstention des États-Unis en affirmant qu'il ne s'agissait pas d'un « changement de cap » vis à vis d'Israël. L'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield, a indiqué que tout cessez-le-feu devrait commencer par « la libération d'un premier otage ». Un échec de cette résolution « serait impardonnable » La résolution voté lundi « exige un cessez-le-feu immédiat pour le mois du ramadan » qui doit « mener à un cessez-le-feu durable », et « exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages ». L'ambassadeur algérien Amar Bendjama s’est félicité de cette décision : « Depuis cinq mois, le peuple palestinien souffre terriblement. Ce bain de sang a duré trop longtemps. C’est notre obligation d’y mettre un terme. Enfin, le Conseil de sécurité prend ses responsabilités », Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné que la non mise en œuvre de cette résolution serait « un échec impardonnable ». Le mouvement Palestinien du Hamas a également « salué l'appel du Conseil de sécurité de l'ONU à un cessez-le-feu immédiat ». Malgré le texte adopté au conseil de sécurité de l'ONU, les bombardements israéliens se poursuivaient ce mardi dans la bande de Gaza. A lire aussi : Lors d'un vote au siège de l'ONU, ce lundi, 14 ambassadeurs ont approuvé une résolution pour un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza. Les États-Unis se sont abstenus, marquant un changement de leur position habituelle depuis le début de la guerre menée par Israël. Focus.