
2026-07-01
Écrit par Rédaction
Accusé d’un « activisme incessant » contre ses intérêts, le Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France.Dans le même temps, le président burkinabè Ibrahim Traoré a reçu l’ambassadeur d’Israël en Côte d’Ivoire, Simon Seroussi, également accrédité auprès du Burkina Faso, du Bénin et du Togo, dans un contexte de rapprochement...diplomatique. Un rapprochement discret avec Israël Le président burkinabè Ibrahim Traoré a reçu l’ambassadeur d’Israël en Côte d’Ivoire, Simon Seroussi, également accrédité auprès du Burkina Faso, du Bénin et du Togo. Cette rencontre intervient alors qu’Israël cherche à renforcer ses relations avec plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel. En février 2026, le président de la transition avait déjà validé, dans la plus grande discrétion, la demande d’agrément de Simon Seroussi comme ambassadeur d’Israël auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan. Pour Israël, ce rapprochement répond à plusieurs objectifs : développer de nouveaux partenariats stratégiques, renforcer la coopération sécuritaire et consolider son influence sur le continent africain. Ouagadougou diversifie ses alliances Du côté burkinabè, cette dynamique s’inscrit dans une volonté de diversifier les partenariats internationaux, alors que le pays reste confronté à une menace djihadiste persistante et recherche de nouveaux soutiens sur les plans sécuritaire, diplomatique et économique. Concernant la rupture des relations diplomatiques avec la France, le gouvernement précise, dans un communiqué, que cette décision « vise exclusivement le cadre institutionnel des relations entre les deux États au plan diplomatique ». Elle « ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français ». Le média Infos Minutes affirme par ailleurs que le Mali aurait engagé, depuis plusieurs mois, des discussions discrètes avec Israël, avec l’appui des Émirats arabes unis et du Maroc. Aucune annonce officielle n’a toutefois été faite à ce stade sur la nature exacte de ces échanges. Le Sahel, nouvel axe d’influence israélien En coulisses, les services israéliens ont multiplié ces dernières années les échanges avec leurs homologues des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), intéressés notamment par certaines technologies sécuritaires. Israël considère de longue date le Sahel comme une zone d’intérêt stratégique, qu’il a progressivement érigée en axe structurant de son déploiement sur le continent africain.Alors que le Burkina Faso vient d'annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, le président Ibrahim Traoré a récemment reçu l’ambassadeur d’Israël, Simon Seroussi illustrant un rapprochement diplomatique discret avec le gouvernement israélien malgré un discours de rupture avec les puissances impérialistes.