
2026-07-02
Écrit par Rédaction
Un Franco-Libanais de 42 ans a déposé une plainte contre X pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » après la mort de quatre membres de sa famille dans une frappe israélienne à Tyr. Cette procédure pourrait conduire à l’identification de responsables au plus haut niveau de l’État israélien. Plainte pour crimes de guerre déposée en France Cette plainte contre X a été déposée le 30 juin par l’avocat Emmanuel Daoud, « pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Liban, pour le compte de Mohammad H., un Franco-Libanais de 42 ans résidant en France ». Dans la nuit du 16 au 17 avril dernier, à Tyr, dans le sud du Liban, une frappe aérienne israélienne a pulvérisé l’immeuble où résidait sa famille. Sa mère, sa sœur, son neveu de 10 ans et sa nièce de 4 ans ont été tués sur le coup, tandis que son père se trouve toujours entre la vie et la mort. Une frappe meurtrière à Tyr Le bombardement est survenu à 23h57, quelques minutes seulement avant l’entrée en vigueur officielle d’un cessez-le-feu. Selon l’avocat du plaignant, "aucun ordre d'évacuation n'a été diffusé par l'armée israélienne. Cinq immeubles dans une zone résidentielle où n'habitent que des civils sans armes, sans poste du Hezbollah, ont été détruits purement et simplement". Pour Me Daoud, ces violences peuvent être qualifiées de crimes de guerre, en accord avec le droit international humanitaire. Il précise que "rien ne justifie le massacre des innocents". Une enquête visant les plus hauts responsables israéliens Dans sa plainte, l’avocat assure qu’il est possible de prouver "l'existence au Liban d'une attaque contre la population civile généralisée ou systématique en application d'un plan concerté". Car depuis le début du mois de mars, "les opérations israéliennes [...] ont suivi une logique d'escalade continue, depuis les premières frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, le 2 mars 2026 jusqu'aux bombardements massifs du 8 avril 2026. Tout ça de façon indiscriminée et non proportionnée", rappelant les "3 783 morts et 11 699 blessés" recensés au 14 juin par le ministère de la Santé libanais, bilan qui a "considérablement augmenté en moins de trois mois". Pour l’avocat, les investigations devront identifier le responsable ayant ordonné le tir, les unités exécutantes, jusqu'aux plus hauts dirigeants, à l’instar du ministre de la Défense Israel Katz ou du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Au-delà de ce cas tragique, Emmanuel Daoud espère créer un précédent et inciter d’autres binationaux à briser l’impunité par la voie des tribunaux. Il s’agit de la deuxième plainte de ce type dans l’Hexagone, après celle portée par l’artiste plasticien Ali Cherri auprès du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris.Une nouvelle plainte concernant des crimes commis par l’armée israélienne au Liban vient d’être déposée auprès de la justice française. Un Franco-Libanais a déposé une plainte contre X pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé jeudi 2 juillet son avocat, Me Emmanuel Daoud.