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Palestine : des universités britanniques accusées d’avoir espionné leurs étudiants

Une enquête menée par Al Jazeera révèle que douze universités britanniques ont fait appel à une société de sécurité privée pour surveiller les comptes de réseaux sociaux d’étudiants et d’enseignants-chercheurs, notamment ceux impliqués dans des activités pro-palestiniennes.

Une enquête menée par Al Jazeera révèle que douze universités britanniques ont eu recours aux services de la société de sécurité et de conseil Horos Security & Consulting, via son programme « Insight », afin d’« espionner » les étudiants participant à des manifestations, notamment liées à la Palestine.

Un demi-million de dollar versé pour ces services

Selon l’enquête, cette société est dirigée par d’anciens officiers du renseignement militaire, sous la supervision du colonel (retraité) Tim Collins. Entre 2022 et mars 2025, ces établissements auraient versé environ 594 000 dollars pour ces services. La société Horos Security & Consulting a ainsi analysé des publications sur les réseaux sociaux et réalisé des évaluations de risques.

Parmi les universités impliquées figurent notamment Oxford, University College London, King’s College London (KCL), Sheffield, Leicester, Nottingham, Cardiff Metropolitan, Manchester Metropolitan, la London School of Economics (LSE) et Bristol.

Les établissements rejettent toute accusation de surveillance ciblée

Les établissements concernés affirment vouloir garantir la sécurité sur leurs campus. Ils expliquent que les informations utilisées proviennent de sources publiques. Certains rejettent toute accusation de surveillance ciblée. Ils insistent sur leur attachement à la liberté d’expression et au droit de manifester.

Des syndicats et des organisations de défense des droits dénoncent ces pratiques. Ils jugent « choquant » l’usage de fonds publics pour surveiller des étudiants.

Lire sur le sujet : Royaume-Uni – huit détenus pro-palestiniens en grève de la faim

Des données massives difficile à contrôler

Une experte des Nations unies évoque des préoccupations juridiques majeures. Elle met en garde contre une collecte massive de données difficile à contrôler. Plusieurs étudiants affirment aussi avoir découvert ces pratiques avec surprise.

Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression dans les universités britanniques. Elle intervient dans un contexte marqué par de nombreuses mobilisations étudiantes pro-palestiniennes au Royaume-Uni liées au génocide israélien à Gaza.

 

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