Selon une organisation de défense des droits, l’administration Trump est en pourparlers avec la République démocratique du Congo en vue d’expulser 1 100 Afghans bloqués au Qatar dans l’attente de visas américains.
Selon une organisation de défense des droits, l’administration Trump est en pourparlers avec la République démocratique du Congo (RD Congo) pour transférer des ressortissants afghans ayant assisté et collaboré avec l’armée américaine lors de la guerre en Afghanistan. Ce groupe de 1 100 personnes, dont 400 enfants, est bloqué au Qatar depuis un an. Une information confirmée par le New York Times.
1 100 Afghans « alliés » bloqués au Qatar
Connu sous le nom de camp As-Sayliyah, le complexe qatari a été créé après le retrait chaotique des troupes américaines d’Afghanistan en 2021, ayant entraîné la chute du gouvernement soutenu par l’Occident puis le retour des Talibans au pouvoir. Tous sont passés par ce camp afin d’enregistrer leur demande de rejoindre le sol américain.
L’administration Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration une priorité, avait fixé au 31 mars la date limite pour fermer le camp. Malgré les pressions, aucune solution claire n’a été trouvée pour reloger les 1 100 Afghans, jusqu’à ce qu’une option controversée émerge : envoyer ces anciens alliés en République démocratique du Congo, un pays lui-même marqué par des décennies de conflits armés.
🚨“The United States is planning to send Afghans who assisted it against their own country to the Democratic Republic of the Congo…
The group includes interpreters for the U.S. Army and former members of Afghan special operations forces.
Since being evacuated by the United… pic.twitter.com/Eg1MQ3FXwW
— The Middle East (@A_M_R_M1) April 21, 2026
Préserver la sécurité du peuple américain
Contacté par l’AFP, le département d’État américain n’a pour le moment pas confirmé la destination, mais a précisé que les États-Unis étudiaient la possibilité d’une « réinstallation volontaire ». L’un des porte-parole a ajouté que « le transfert de la population du camp vers un pays tiers constitue une solution positive qui permet aux personnes encore présentes de commencer une nouvelle vie en dehors de l’Afghanistan en toute sécurité, tout en préservant la sûreté et la sécurité du peuple américain ».
Depuis 2021, plus de 190 000 Afghans se sont installés aux États-Unis dans le cadre d’un programme lancé par l’ancien président Joe Biden. Programme que Donald Trump s’est efforcé de démanteler. Pour la question des Afghans spécifiquement, le président a demandé l’arrêt de toutes les procédures de régularisation de ces ressortissants, notamment après qu’un Afghan souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique ait ouvert le feu sur deux soldats de la Garde nationale à Washington en octobre dernier.
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Une tentative avortée au Botswana
Le Congo subit des décennies de conflit et combat actuellement un mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, qui a mené des incursions majeures dans l’est du pays l’an dernier. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 8,2 millions de personnes étaient déplacées en septembre 2025. Ce nombre devrait atteindre 9 millions d’ici la fin de l’année. L’administration Trump avait précédemment cherché à réinstaller ces Afghans au Botswana.
