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vendredi 19 juillet 2024

Le Mali, le Niger et le Burkina Faso annoncent leur retrait de la Cédéao

Cedeao

C’est en ouverture des journaux télévisés au Mali, au Burkina Faso et au Niger que les trois pays ont annoncé conjointement, dimanche, leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les trois pays du Sahel justifient ce choix historique par le fait des « sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables » qui leur avaient été imposées par la Cedeao. Explication.

Suspendu des instances de la Cedeao à la suite des coups d’Etat successifs commis à Bamako, à Ouagadougou et à Niamey, les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont annoncé le 28 janvier 2024 leur retrait définitif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Une annonce via un communiqué conjoint lu à l’antenne de chacune des trois télévisions nationales. Selon eux, la Cedeao était « devenue une menace pour ses Etats membres et les populations » du fait principalement des lourdes sanctions économiques imposées au Mali et au Niger.

La Cedeao prête à « trouver une solution négociée »

Après l’annonce conjointe du Mali, du Burkina Faso et du Niger de leur « retrait sans délai » de la Cedeao, l’organisation régionale a réagi dimanche soir en stipulant attendre « la notification formelle et directe » de ce retrait. 

En effet, les textes de l’instance régionale prévoient un délai d’un an après notification par écrit pour acter la sortie d’un Etat de l’organisation. Cette dernière s’est notamment dite prête à « trouver une solution négociée à l’impasse politique » dans ces trois pays qui restent, selon la Communauté économique régionale, « des membres importants de la communauté ».

Ce départ conjoint – inédit depuis la création de la Cedeao en 1975 – est une réponse cinglante après l’imposition des sanctions économiques à la suite des coups d’états et représente une nouvelle étape dans la volonté des trois autorités sahéliennes de consolider leurs alliances.

Un parcours « semé d’embûche » vers la souveraineté

Depuis septembre 2023, Bamako, Ouagadougou et Niamey se sont scindés au sein d’une nouvelle organisation « l’Alliance des Etats du Sahel ». Ils avaient réclamé le départ des soldats français annoncé leur sortie de l’alliance antiterroriste G5 Sahel tout en scellant des partenariats économiques et sécuritaires avec la Russie.

« Le chemin que nous avons pris, ce n’est pas le chemin le plus facile. Il est semé d’embûches, les adversités ne manquent pas, mais ça n’entame en rien notre détermination commune à œuvrer pour que nos peuples retrouvent véritablement la dignité, la souveraineté »

Malgré ce message d’espoir du ministre de la communication du Burkina Faso, Jean Emmanuel Ouédraogo, l’impact du retrait de la Cedeao pourrait s’avérer plus difficile que prévu. L’organisation servait surtout à garantir la libre circulation des biens et des personnes entre les territoires de ses Etats membres. 

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