Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi, l’Unicef a appelé la France à sortir d’une logique de « réaction pour construire une culture de protection » fondée sur les droits de l’enfant, dans le contexte des récents scandales de violences sexuelles dans le secteur périscolaire.
Le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien continue de susciter de vives réactions. Ce jeudi 28 mai, l’Unicef a dénoncé un « système français défaillant », accusé de n’agir qu’après les faits, sans véritable politique de prévention.
C’est « tout un système qui est défaillant car en France »
Face aux multiples scandales de violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, la France doit sortir d’une logique de « réaction pour construire une culture de protection » fondée sur les droits des enfants, a estimé jeudi l’Unicef France.
Ces affaires, impliquant des animateurs intervenant dans des écoles parisiennes, « révèlent des failles structurelles, un manque de coordination et une absence de croisement des informations entre les services », a dénoncé la présidente de l’organisation, Adeline Hazan. Pour la présidente de l’ONG, c’est « tout un système qui est défaillant car en France ».
🚨🇫🇷 FLASH | Face au scandale du périscolaire, l’Unicef appelle la France à sortir d’une logique de « réaction » pour mieux protéger les enfants. pic.twitter.com/dhEShlXea0
— Novia News (@NoviaNewsGroup) May 28, 2026
78 agents de la Ville de Paris suspendus
Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la Ville de Paris ont été suspendus, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles. Des chiffres qui traduisent un phénomène « systémique », selon le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire.
Dans cette affaire du périscolaire, qui concerne environ deux millions d’enfants en France selon l’Unicef, « les droits élémentaires des enfants ne sont pas respectés », insiste Adeline Hazan. L’ONG recommande notamment d’harmoniser les procédures de signalement, de créer une autorité administrative indépendante chargée de contrôler les structures accueillant des enfants, de mieux accompagner les parents et surtout de renforcer la formation des professionnels travaillant au contact des mineurs.
« Nous souhaitons que l’enfance soit davantage l’objet de propositions et de débats qu’elle ne l’est aujourd’hui dans les campagnes électorales et qu’une parole forte comme celle de l’Unicef soit entendue, parce que nous avons aussi des outils qui peuvent servir dans toutes les institutions accueillant des enfants », affirme-t-elle.
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« Il faut une politique publique plus globale »
Pour l’ONG, les violences faites aux enfants dépassent largement le cadre du périscolaire. Les scandales successifs dans les crèches ou les écoles témoignent d’un dysfonctionnement plus global nécessitant une prise de conscience collective. « Les affaires se sont succédé, l’affaire des crèches, Bétharram… C’est un vrai problème de société que nous avons et nous demandons qu’il soit traité comme tel. Il faut une politique publique plus globale », insiste également Jodie Soret, membre d’Unicef France.
