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Violences sexuelles : plus de 100 établissements scolaires parisiens sous enquête

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Ce dimanche 17 mai, la procureure de Paris a révélé que plus d’une centaine d’établissements scolaires de la capitale faisaient l’objet d’enquêtes menées par la brigade criminelle. Une situation jugée alarmante sur fond de suspicions de violences sexuelles.

« A priori, tous les arrondissements parisiens sont concernés ». Sur RTL, ce dimanche, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a fait un point sur les enquêtes ouvertes pour de possibles violences sexuelles : 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches sont concernées.

La brigade des mineurs est « débordée »

À Paris, le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire continue de prendre de l’ampleur. Sur RTL, ce dimanche 17 mai, Laure Beccuau a déclaré qu’« à l’heure actuelle, nous avons des enquêtes sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles primaires et une dizaine de crèches ».

La procureure a reconnu que la brigade des mineurs était « débordée ». « Il y a un nombre considérable de dossiers en attente à la brigade des mineurs, là aussi c’est un point d’alerte qui a été écrit par mes soins », a-t-elle expliqué. Elle a également assuré que ce dossier « est tout à fait une urgence », évoquant la lourde charge de travail des enquêteurs, également mobilisés sur des affaires d’inceste.

78 agents de la Ville de Paris suspendus en 2026

« Au niveau des poursuites, nous avons eu trois ouvertures d’informations (judiciaires) et cinq convocations devant le tribunal correctionnel », a aussi indiqué Laure Beccuau, précisant qu’un animateur avait été placé en détention provisoire.

Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la Ville de Paris ont été suspendus dans les établissements scolaires, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Des chiffres qui traduisent un caractère « systémique », selon le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire.

Face à l’ampleur de l’affaire, l’élu a lancé mi-avril un plan d’action de 20 millions d’euros consacré au périscolaire, présenté comme une « priorité absolue » du début de son mandat. Ce plan prévoit notamment une simplification des procédures de signalement grâce à une cellule d’écoute dédiée, une « transparence totale » envers les familles ainsi qu’une professionnalisation du secteur, alors que la majorité des 14 000 animateurs parisiens sont vacataires et en situation précaire.

Lire sur le sujet : Violences sexuelles – un contrôle renforcé dans les métiers de l’enfance

Une grève des syndicats annoncée 

« Je suis très heureux qu’il y ait une accélération de ces enquêtes car pour les parents, il est insupportable d’attendre quand on soupçonne son enfant d’avoir été victime », a réagi Emmanuel Grégoire.

De leur côté, plusieurs collectifs de parents, dont SOS Périscolaire et #MeTooEcole, réclament des mesures nationales. À Paris, les syndicats du secteur dénoncent une « politique de répression de la municipalité » et des « suspensions automatiques » dans une filière en « sous-effectif chronique ». Ils ont appelé à la grève jusqu’au 22 mai.

 

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