Alors que l’initiative citoyenne européenne visant à suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël vient de franchir le cap symbolique du million de signatures, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé ce mardi que son gouvernement allait « suspendre le renouvellement automatique » de l’accord de défense entre l’Italie et Israël.
Alors que, ce mardi, l’initiative citoyenne européenne (ICE) appelant à la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël a atteint le million de signatures dans au moins sept États membres, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé, le même jour, la suspension de l’accord de défense entre l’Italie et Israël, qui prévoit notamment des échanges d’équipements militaires et de technologies.
Le million de signatures atteint pour l’ICE
Soutenue par l’Alliance de la gauche européenne, l’ICE dépasse ainsi le seuil requis, ouvrant la voie à un examen par la Commission européenne une fois les signatures validées. L’objectif affiché est de remettre en cause l’accord liant l’UE à Israël, au regard des violations des droits humains dénoncées dans la bande de Gaza.
La mobilisation a été particulièrement forte en France, avec près de 379 000 signatures, plaçant l’Hexagone en tête, devant l’Italie (243 485) et l’Espagne (121 037).
Dans le même temps, Giorgia Meloni a confirmé que son gouvernement allait « suspendre le renouvellement automatique » de l’accord de défense avec Israël. « Compte tenu de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël », a-t-elle déclaré en marge d’un déplacement à Vérone.
🚨🚨 – La Première Ministre italienne Meloni annonce la suspension de l'accord de coopération sécuritaire avec Israël.
— Infos Liban – FR (@InfosLiban) April 14, 2026
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L’évolution de la position italienne
« Si cette information est confirmée, ce serait la première décision du gouvernement italien pour arrêter le génocide en Palestine. Signe que l’engagement des juristes et des citoyens a porté ses fruits. Maintenant, l’étape décisive : bloquer tout commerce entre l’UE et Israël, tant que l’occupation et l’apartheid ne seront pas démantelées », a réagi la rapporteuse de l’ONU, Francesca Albanese.
Fin mars, Giorgia Meloni avait déjà indiqué, lors d’une intervention à l’ONU, que l’Italie soutiendrait les sanctions européennes envisagées contre Israël, marquant un tournant diplomatique. Elle avait alors jugé « inacceptables » les violations du droit humanitaire et évoqué une « ligne rouge » face aux violences contre les civils.
Cette évolution reflète également une pression croissante de l’opinion publique italienne, marquée par des mobilisations pro-palestiniennes d’ampleur inédite dans le pays.
