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Santé : 43 associations sonnent l’alerte contre les aliments ultra-transformés

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Obésité, diabète, cancers, maladies cardiovasculaires… Face à la multiplication des études mettant en évidence les effets délétères des aliments ultra-transformés sur la santé, 43 associations appellent le gouvernement à faire de cette question une priorité majeure de santé publique.

Menées par Foodwatch, Yuka et France Assos Santé, 43 organisations de consommateurs, de professionnels de santé et de lutte contre la précarité réclament des mesures ambitieuses contre les aliments ultra-transformés. « Les études scientifiques qui concluent à une association entre consommation d’aliments ultra-transformés et maladies chroniques ne cessent de s’accumuler », soulignent-elles.

Plus de 60 % des produits commercialisés sont ultra-transformés

Plats préparés en quelques minutes, céréales « enrichies », desserts allégés ou encore snacks colorés à bas prix : ces produits se sont imposés dans le quotidien au point d’en devenir presque invisibles. Aujourd’hui, plus de 60 % des produits emballés commercialisés dans les supermarchés français sont considérés comme ultra-transformés.

D’après les chiffres estimés, ces aliments représentent désormais environ 35 % des calories consommées par les adultes en France et près de 50 % de celles consommées par les enfants. Or, les mises en garde scientifiques se multiplient. Une récente étude australienne a notamment alerté sur le fait que la consommation d’aliments ultra-transformés pourrait altérer les capacités cognitives et augmenter le risque de démence.

 

L’urgence d’un encadrement juridique

Dans un communiqué publié à la fin du mois de mai, 43 organisations mettent en garde contre les conséquences sanitaires de cette évolution et appellent les pouvoirs publics à intervenir. Parmi les signataires figurent notamment la Ligue contre le cancer, la Fédération Française des Diabétiques, France Assos Santé, le Réseau Environnement Santé, Oxfam France ainsi que l’Association française des diététiciens nutritionnistes.

Cet appel intervient alors que les aliments ultra-transformés font l’objet d’un encadrement juridique limité. Contrairement au tabac ou à l’alcool, aucune réglementation spécifique ne restreint aujourd’hui leur forte présence dans la publicité ou les campagnes marketing destinées aux enfants. Pour les associations, ce vide réglementaire apparaît de plus en plus difficile à défendre au regard des connaissances scientifiques disponibles.

« C’est au tour du pouvoir exécutif d’agir pour nous protéger »

Les enfants sont particulièrement exposés. Entre les emballages colorés, les stratégies publicitaires agressives et des produits conçus pour être très attractifs sur le plan gustatif, l’industrie agroalimentaire cible depuis longtemps les plus jeunes. Conséquence : près d’une calorie sur deux consommée par les enfants en France provient désormais d’aliments ultra-transformés.

Pour les organisations mobilisées, il est temps d’aller au-delà de la simple sensibilisation. « Les scientifiques mesurent l’impact d’une alimentation industrialisée et ultra-transformée sur notre santé à long terme. Nous connaissons les risques », rappellent-elles. Et de conclure : « C’est maintenant au tour du pouvoir exécutif d’agir pour nous protéger ».

En quelques jours, leur pétition intitulée « Trop d’aliments ultra-transformés : protégeons notre santé ! » a recueilli plus de 150 000 signatures.

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