Depuis le 7 octobre 2023, quelque 350 enfants palestiniens détenus dans des prisons israéliennes sont torturés, victimes d’abus sexuels et affamés, alerte dans un récent rapport l’ONG Save the Children.
Depuis le 7 octobre 2023, le nombre d’arrestations de Palestiniens, parmi lesquels des enfants, a augmenté, et la situation dans les centres de détention israéliens s’est fortement dégradée. C’est ce que révèle un récent rapport de Save the Children, une organisation de défense des droits de l’enfant.
La maltraitance des enfants palestiniens est un problème systémique
Selon le Centre palestinien de défense des droits des prisonniers, ils sont actuellement 9 500 dans les geôles israéliennes. Parmi eux, 3 550 sont en détention administrative, c’est-à-dire détenus sans qu’aucun dossier ne leur ait été communiqué. On compte parmi les 9 500 prisonniers 52 femmes et 350 mineurs (159 mineurs condamnés et environ 90 détenus administrativement).
Save the Children a fait remplir des questionnaires à 165 enfants palestiniens après leur libération des prisons. L’organisation humanitaire a également recueilli les témoignages de 32 parents et tuteurs, de treize travailleurs sociaux et de trois avocats représentant ces enfants palestiniens. Selon l’organisation, les données collectées indiquent que le gouvernement israélien viole systématiquement les droits des enfants palestiniens détenus en Cisjordanie et à Gaza.
« Toutes ces années, la maltraitance des enfants palestiniens a été un problème systémique, mais nous avons constaté qu’elle s’est fortement aggravée après le 7 octobre 2023 », dit Juliëtte Verhoeven, chargée de mission chez Save the Children.
Filistinli kurumlar, İsrail hapishanelerindeki Filistinli tutuklu sayısının 9 bin 600'ü geçtiğini açıkladı
— Voice Of Levant (@VoiceOfLevant) April 15, 2026
🔺Kadın mahkumların sayısının 25'i idari olmak üzere 86'ya ulaştığı kaydedildi
🔺Ofer ve Megiddo hapishanelerinde yaklaşık 350 çocuğun ve Damon hapishanesinde iki kız… pic.twitter.com/KvXSPxwLbO
Israël ne fait pas de distinction entre enfants et adultes en détention
Depuis lors, le gouvernement israélien refuse aux organisations d’aide l’accès aux prisons où sont détenus des adultes et des enfants palestiniens. Même la Croix-Rouge n’est pas autorisée à entrer. Les membres de la famille ne sont pas non plus autorisés à rendre visite aux enfants.
Durant quasiment toute la procédure, de l’arrestation à la détention, les mineurs sont exposés à des violences physiques. Ils sont ligotés, ont les yeux bandés, sont frappés, battus à coups de pied et interrogés pendant des heures sans la présence d’avocats ou de leurs parents.
Depuis 2024, une nouvelle loi est entrée en vigueur et permet également d’arrêter des enfants de moins de quatorze ans. Eux aussi sont maltraités, dit Juliëtte Verhoeven. « Dans son rapport, Albanese parle d’enfants “dépossédés de leur enfance ». Nous partageons cette conclusion. Israël ne fait pas de distinction entre enfants et adultes. Ils ne reçoivent ni nourriture, ni eau, ni médicaments. Et ils doivent partager leur cellule avec des adultes ».
Lire sur le sujet : Francesca Albanese : « Israël a carte blanche pour torturer les Palestiniens »
« La réalité des enfants détenus reflète une escalade de violations »
« Le système carcéral israélien considère les Palestiniens comme une menace pour la sécurité nationale, et le fait qu’il s’agisse d’enfants n’y change rien », dit Lubna Tuma, avocate spécialisée dans les droits de l’enfant auprès de l’organisation d’aide juridique Adalah.
Face à cette situation, le Centre palestinien de défense des droits des prisonniers affirme que « la réalité des enfants détenus reflète une escalade des violations affectant toutes les étapes de leur vie, de leur arrestation à leurs conditions de détention, dans un contexte d’absence de protection efficace et de maintien de politiques ciblant directement ce groupe ».
