Selon le dernier bilan statistique du ministère de la Santé de Gaza, 119 Palestiniens ont perdu la vie dans la bande de Gaza au cours du seul mois de mai, ce qui en fait le mois le plus meurtrier de l’année 2026 jusqu’à présent. Entre le 31 octobre 2025 et le 31 mai 2026, Israël a violé le cessez-le-feu à Gaza plus de 3 000 fois.
Près de huit mois après l’annonce d’un supposé cessez-le-feu à Gaza, plusieurs observateurs affirment avoir recensé plus de 3 000 violations israéliennes de la trêve. Le ministère de la Santé de Gaza indique par ailleurs que le mois de mai a enregistré le bilan humain le plus lourd depuis le début de l’année.
119 Palestiniens ont été tués au cours du mois de mai
Selon le rapport statistique du ministère, 119 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza au cours du seul mois de mai, ce qui en fait le mois le plus meurtrier de 2026 à ce jour. Le ministère précise que les catégories les plus vulnérables figurent parmi les victimes, les enfants, les femmes et les personnes âgées représentant 30 % du total des décès enregistrés durant cette période.
Le rapport fait état de 19 enfants tués, soit 16 % de l’ensemble des victimes, ainsi que de 10 femmes, représentant 8,5 % des personnes décédées. Le ministère souligne que les enfants, les femmes et les personnes âgées demeurent parmi les populations les plus affectées par les violences en cours.
🚨🇮🇱🇵🇸 ALERTE INFO — Frappes israéliennes au sud de Gaza le 6 mai : au moins 3 Palestiniens tués, plusieurs blessés.
Plus de 800 Palestiniens tués et 2 300 blessés depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025. pic.twitter.com/m85y44CV7d
— Focus (@FocusinfosFr) May 6, 2026
Une situation sanitaire aggravée
Dans le même temps, Israël poursuit la destruction de l’enclave, aggravant une situation sanitaire déjà critique dans un contexte marqué par l’effondrement des infrastructures et une surpopulation extrême dans « l’un des endroits les plus densément peuplés au monde ».
Aujourd’hui, une grande partie de la population est concentrée sur environ 40 % du territoire encore accessible, au milieu de bâtiments détruits, de gravats et de déchets qui s’accumulent. Partout dans la bande de Gaza, les familles souffrent d’un manque d’eau potable et doivent souvent choisir entre boire, se laver ou cuisiner avec les faibles quantités disponibles. Cette crise est accentuée par des attaques touchant les installations et réseaux d’approvisionnement en eau.
Lire sur le sujet : Gaza – MSF dénonce la « privation délibérée d’eau » imposée par Israël
Insécurité alimentaires et destructions des infrastructures
Au-delà des atteintes aux infrastructures hydrauliques, les préoccupations portent également sur la situation nutritionnelle des enfants, qui demeure « extrêmement préoccupante ». Si le risque de famine a été temporairement contenu, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition reste élevé.
Plus de deux années d’insécurité alimentaire, de conditions de vie dégradées, d’un accès limité à l’eau, de systèmes d’assainissement insuffisants et d’épidémies récurrentes ont considérablement accru la vulnérabilité de la population.
