Une dizaine de soldats israéliens en service actif se sont donné la mort depuis le début de l’année 2026, dont six cas recensés pour le seul mois d’avril, selon un récent rapport. Le suicide constitue la troisième cause de mortalité au sein de l’armée israélienne.
Alex Miller, 23 ans, ancien soldat de l’armée israélienne originaire des États-Unis, a récemment été retrouvé mort dans ce qui est présenté comme un suicide. Il souffrait de troubles de stress post-traumatique liés à son service militaire. Un récent rapport, cité par Haaretz, fait état d’une forte hausse des suicides parmi les soldats israéliens, dans un contexte de réduction du soutien en santé mentale.
Le niveau le plus élevé depuis quinze ans
Selon les données relayées par Haaretz, cette augmentation marque une rupture nette avec les années précédant la guerre, durant lesquelles la moyenne annuelle tournait autour de 12 suicides. Ce nombre est passé à sept entre octobre et fin 2023, puis à 21 en 2024 et 22 en 2025, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis quinze ans. Ces chiffres « indiquent une augmentation continue des suicides au sein de l’appareil de défense », une tendance amorcée depuis le début du génocide israélien à Gaza en octobre 2023.
Un responsable de la direction des ressources humaines de l’armée israélienne a reconnu les difficultés rencontrées par l’institution face à cette situation : « Au début de la guerre, nous pensions avoir la situation sous contrôle… et elle nous a explosé au visage. »
Ces statistiques n’incluent pas les anciens soldats qui se sont suicidés après avoir quitté le service actif, laissant penser que le bilan réel pourrait être encore plus lourd. L’armée n’a commencé que récemment à reconnaître certains de ces cas, sous la pression médiatique et de l’opinion publique.
BREAKING: Israeli soldier killed himself in the United States after suffering from PTSD and the death of his friend in Gaza pic.twitter.com/ONKSTU5S8H
— LPC (@landpalestine) May 23, 2026
Près d’un israélien sur deux vit sous l’emprise d’une substance addictive
Depuis le 7 octobre 2023, différentes substances sont administrées à des milliers de militaires de retour de Gaza. Du cannabis au LSD, en passant par l’ecstasy, plusieurs traitements sont utilisés pour tenter de soulager les troubles post-traumatiques des soldats israéliens.
Des médecins travaillant avec l’armée développent ainsi des protocoles à base de drogues psychotropes afin de traiter les troubles de stress post-traumatique (TSPT) chez des milliers d’appelés et de réservistes revenus du front.
Le professeur Shaul Lev-Ran, fondateur du Centre israélien des addictions, estime qu’entre 30 % et 50 % des Israéliens vivent aujourd’hui sous l’emprise d’une substance addictive. Selon plusieurs spécialistes, Israël connaît désormais une aggravation massive des phénomènes d’addiction.
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Une consommation record de drogues
En 2017 déjà, 27 % des personnes israéliennes de 18 à 65 ans avaient consommé du cannabis ou du haschich au moins une fois dans l’année, un niveau alors considéré comme un record mondial. Depuis le 7 octobre 2023, les addictions auraient fortement progressé : +180 % pour les somnifères et +70 % pour les opioïdes prescrits, selon des données recueillies par Natal, spécialisée dans la prise en charge des traumatismes psychologiques.
Cette évolution suscite de vives inquiétudes en Israël, déjà classé en 2020 parmi les plus grands consommateurs mondiaux d’opioïdes de type fentanyl, selon un rapport du docteur Nadav Davidovitch. Le professeur Shaul Lev-Ran estime désormais qu’entre 30 % et 50 % des Israéliens sont dépendants à une substance addictive, contre environ une personne sur sept avant l’automne 2023.
