Des tags « anti-islam » ont été découverts mardi matin sur les murs d’une salle du Passage d’Agen, dans le Lot-et-Garonne, où devait se tenir en soirée un dîner interreligieux réunissant des représentants de différents cultes. Des constatations ont été réalisées par la police nationale et une enquête est en cours.
Des inscriptions islamophobes, peintes en bleu, ont été découvertes ce mardi sur une salle communale du Passage d’Agen, dans le Lot-et-Garonne, avant la tenue d’un repas interreligieux. Selon la presse régionale, des « constatations ont été effectuées par la police nationale ».
« Ces tags nous blessent tous »
Les tags ont été repérés quelques heures avant le début de l’événement sur les murs du bâtiment accueillant le dîner. Dans un communiqué, l’évêque d’Agen, Alexandre de Bucy, a fait part, « au nom de toute la communauté catholique du Lot-et-Garonne », de son « indignation devant cet acte intolérable ».
D’après ce responsable religieux, des inscriptions « contre l’islam et donc ceux et celles qui vivent de cette tradition religieuse » ont été découvertes dans la matinée. « Ces tags nous blessent tous », affirme l’évêque, ajoutant que « ces paroles ne nous arrêteront pas ». Elles « nous encouragent à poursuivre nos rencontres interreligieuses sur l’Agenais. Nous voulons mieux nous connaître, pour mieux nous aimer, et nous voulons mieux nous aimer pour mieux servir ensemble ce monde », écrit Alexandre de Bucy.
Au Passage d’Agen, l’islamophobie frappe à nouveau.
Ce mardi 28 avril, au Passage d’Agen, des tags islamophobes ont visé la salle communale du Passage-d’Agen, avant un repas interreligieux.
Je tiens ici à apporter toute ma solidarité et mon soutien à la communauté musulmane.… https://t.co/xUru9UzFwW
— Thomas Portes (@Portes_Thomas) April 28, 2026
Une enquête judiciaire en cours
« Je condamne fermement et sans réserve cet acte odieux. Ne rien laisser passer. Une enquête est en cours », a déclaré mercredi sur X le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, évoquant des « inscriptions racistes dirigées contre nos compatriotes musulmans ».
« Ces dégradations inadmissibles sont autant d’atteintes au libre exercice du culte, à la cohésion et à la concorde nationales que notre République ne peut tolérer », a indiqué de son côté la préfecture du département. Sur X, le député LFI de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a également dénoncé ces actes, apportant « toute sa solidarité et son soutien à la communauté musulmane ».
Des constatations ont été réalisées par la police nationale et une enquête est en cours, a confirmé mardi la préfecture du Lot-et-Garonne.
