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02/10/2022
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Une étude s’alarme de l’augmentation des pesticides dans nos fruits

Une étude publiée ce mardi 24 mai 2022 par l’ONG Pesticide Action Network Europe (PAN EU) dénonce une augmentation de l’utilisation des pesticides sur les fruits en Europe. 

Une étude européenne tire la sonnette d’alarme. Depuis 2011, une liste de douze pesticides, considérés comme les plus dangereux, auraient dû être retirés du marché, selon l’ONG Pesticide Action Network Europe.

. Pourtant, de plus en plus de pesticides nuisibles à notre santé sont retrouvés sur les fruits provenant des pays d’Europe.

« Une cerise sur deux est contaminée par des résidus de pesticides classés parmi les plus dangereux pour la santé » écrit Le Monde. Environ un tiers des fruits produits en Europe seraient contaminés.

L’étude de PAN Europe est fondé sur l’analyse des données issues du programme européen de surveillance des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires et est focalisée sur les pesticides estimés être les plus nocifs pour l’homme. En effet, ceux-ci sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens, cancérogènes et toxiques pour la reproduction. 

Qui est concerné ?

Le pays qui produit le plus de fruits contaminés par les pesticides est la Belgique « avec 56 % d’échantillons contaminés sur la période 2011-2019 et 87 % des poires en 2019. Dans le top 10, on trouve également les Pays-Bas (49 %), l’Allemagne (39 %) et la France (34 %). » selon Le Monde. 

L’étude présente une liste des fruits les plus contaminés et on retrouve dans l’ordre des plus infectés par les pesticides : les kiwis, les cerises, les pommes, les poires et les pêches. Toutefois , « si on prend cette fois en compte les résultats sur les neuf années étudiées, les fruits les plus contaminés sont les mûres (51 % des échantillons), les pêches (45 %), les fraises (38 %), les cerises (35 %) et les abricots (35 %)».

Concernant les molécules coupables de la contamination, on retrouve tout d’abord le fludioxonil, un fongicide participant au dérèglement du système endocrinien. Puis le cyprodinil, également un fongicide qui aurait des effets cette fois sur la fonction thyroïdienne. Enfin, le tébuconazole, nocif en cas d’ingestion et susceptible de nuire au fœtus. 

Est-il préférable d’acheter « local » ?

Il est important également de rappeler que se rapprocher des produits « made in France » n’est pas gage de meilleure qualité. En effet, comme l’indique Le Monde: « Les pêches françaises sont ainsi celles qui contiennent le plus fréquemment des traces de pesticides dangereux : 58 % des échantillons en 2019 contre 46 % pour la moyenne européenne.» 

Et pourtant, en 2011, l’Europe avait déjà été alertée sur la dangerosité de ces pesticides.  Les états étaient censés substituer les pesticides par des produits alternatifs considérés comme moins nocifs pour la santé. 

En France, deux pesticides « candidats à la substitution » auraient été retirés du marché depuis 2015, tandis que PAN Europe demande à la Commission européenne l’interdiction des  « 12 pesticides les plus toxiques et des autres d’ici à 2030».

Marie Jarosz