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18/09/2021
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Pass sanitaire : l’Ordre des médecins demande un égal accès aux soins pour tous

L’Ordre des médecins, favorable à la campagne de vaccination contre le Covid-19 réaffirme néanmoins son attachement à un accès équitable des malades aux soins face à des mesures restrictives imposées par le pass sanitaire.

Institution de droit privé chargée d’une mission de service public, l’Ordre des médecins dont la fonction est d’assurer la régulation déontologique de la profession médicale vient de s’exprimer dans un communiqué de presse publié ce 2 août, à propos des effets du pass sanitaire sur l’accès aux soins des malades. Soutenant la politique de vaccination du gouvernement l’Ordre des médecins a néanmoins émis des réserves sur les effets du pass sanitaire qui impose des restrictions d’accès des malades aux hôpitaux et cliniques.

« L’Ordre des médecins s’inquiètent vivement des conditions de mise en œuvre d’une telle disposition qui ne doit pas priver des patients de soins alors même que les conséquences délétères de la crise sanitaire en termes d’accès aux soins et de suivi des malades, et notamment des malades atteints de pathologies chroniques, sont largement documentées. »

« L’ordre des médecins rappelle que la mission de service public assumée par tous les soignants est de garantir l’accès aux soins pour tous, expliquent-ils. Les professionnels de santé quels que soient leurs modes d’exercice auront l’obligation de garantir à tous les patients des soins dans des conditions de sécurité optimales. »

Pour trancher le débat, l’Ordre des médecins a saisi le conseil constitutionnel.

Une démarche qui n’est pas sans rappeler l’esprit du serment d’Hippocrate : « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions (…) Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. »