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jeudi 29 février 2024

Nabil Ennasri entame une grève de la faim pour protester contre sa détention

Nabil Ennasri

En détention depuis le 4 octobre 2023 pour des soupçons de corruption et trafic d’influence, le politologue et auteur Nabil Ennasri a annoncé – via un communiqué de son comité de soutien – avoir entamé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions d’incarcération. Le zoom de la rédaction.

Soupçonné d’être un agent d’influence au profit de la monarchie qatarie, l’auteur Nabil Ennasri, avait été mis en examen puis placé en détention, le mercredi 4 octobre, pour des accusations de « corruption » liées à des « infractions économiques ». Le consultant Jean-Pierre Duthion, mis en cause dans la même affaire, avait été quant à lui laissé libre sous contrôle judiciaire.

Dans un communiqué, publié hier soir, le comité de soutien de Nabil Ennasri dénonce « un traitement différencié ». Il annonce l’entame d’une grève de la faim du politologue pour que « cesse ce régime d’exception » et avoir « la possibilité de se rendre auprès de sa mère en fin de vie ». Des demandes refusées à deux reprises par le juge des libertés.

En détention préventive depuis 85 jours

Accusé d’avoir commis une « infraction économique », le politologue Nabil Enassri est incarcéré depuis le 4 octobre 2023 à la maison d’arrêt de Villepinte en Seine Saint Denis. Dans un communiqué, paru mercredi 27 décembre, son comité de soutien dénonce un « double standard malgré un casier judiciaire vide, sans antécédents judiciaires » :

« Il [Nabil Ennasri] est traité tel un multi-récidiviste dont on craindrait la fuite, alors qu’il a lui-même proposé plusieurs garanties de sa bonne foi au juge, car lui aussi cherche la justice dans cette affaire. »

Le communiqué précise que l’auteur aurait entamé une grève de la faim, depuis le 22 décembre, « pour que cesse cette détention qu’il considère comme de l’acharnement et de l’injustice ». Il désire également, par cette action, pouvoir « se rendre au chevet de sa mère » gravement malade :

« Nabil Ennasri a débuté depuis le 22 décembre une grève de la faim pour que ce régime d’exception, qu’il est le seul à subir dans cette affaire, cesse et qu’il puisse se rendre au chevet de sa mère avant qu’elle ne rende son dernier souffle. »

Puni avant d’être jugé ?

Le comité souligne que Nabil Ennasri « a droit à la présomption d’innocence et ne doit pas être puni avant d’avoir été jugé ». L’adresse carcérale du politologue « pour ceux qui veulent manifester leur solidarité » et le contact mail du comité de soutien vient clore le communiqué.

Plusieurs personnalités dont le politologue François Burgat et l’auteur Marwan Muhammad ont relayé le communiqué sur les réseaux sociaux tout en soulignant que « même sans avoir à se positionner sur le contenu du dossier (…) Nabil [Ennasri] ne devrait pas être puni avant même d’avoir été jugé ».

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