Les Gardiens de la Révolution iranienne, en riposte à l’attaque subie fin février, frappent à nouveau, ciblant Israël, le Qatar et l’Irak.
Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé leur 56ᵉ salve de missiles et de drones, dans le cadre de l’opération « Promesse Tenue 4 ». Selon l’agence Tasnim, cette offensive vise à répondre à la campagne de bombardements israélo-américaine débutée le 28 février.
Parmi les cibles figurent un dépôt de missiles de Rafael Advanced Defense Systems dans le nord d’Israël, la base américaine d’Al-Udeid au Qatar, ainsi que des positions de mouvements rebelles iraniens à Erbil, au Kurdistan irakien.
Ces frappes ont été réalisées à l’aide de missiles à moyenne portée (Fateh, Zolfaghar, Dezful) et de drones kamikazes, ainsi que de missiles extra-lourds et hypersoniques (Fattah, Emad, Ghadr), selon les autorités iraniennes. L’opération a été qualifiée de « réussite totale », dédiée aux martyrs Mohammad Ibrahim Hemmat et à ceux des îles Majnoun et de Talaieh.
Les répercussions immédiates en Israël et dans le Golfe
À Tel-Aviv et dans le Grand Centre, des explosions de missiles à fragmentation ont été entendues, touchant notamment Rishon LeZion, Shoham et les abords de l’aéroport Ben Gourion. Les médias israéliens rapportent des dégâts matériels et des blessés, et le ministère de la Santé indique que 142 Israéliens ont été hospitalisés en 24 heures.
Dans le Golfe, plusieurs bases américaines et installations militaires ont également été touchées, notamment Al Dhafra, Juffair et Cheikh Issa. Parallèlement, un drone israélo-américain de type Heron a été abattu au-dessus de Téhéran, et un autre Hermes 900 intercepté dans la ville de Jam, dans le sud de l’Iran.
Téhéran maintient la pression
Le conflit s’étend même aux Émirats arabes unis, où un drone a provoqué un incendie dans un immeuble de l’émirat d’Oumm Al-Qaïwaïn, sans faire de blessés, selon l’AFP.
À Tel-Aviv, la situation a été si tendue que certains membres de la Knesset ont dû fuir en direct lors des frappes iraniennes. L’Iran continue donc de maintenir la pression sur Israël et les intérêts américains dans la région, en riposte directe aux opérations militaires menées contre lui depuis fin février.
