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lundi 22 avril 2024

L’imam tunisien Mahjoub Mahjoubi finalement expulsé de France

Mahjoub Mahjoubi, l’imam de la mosquée de Bagnols-sur-Cèze, a finalement été expulsé vers la Tunisie ce jeudi 22 février « moins de 12 heures après son interpellation » a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. Son avocat, Samir Hamroun, a déclaré qu’il allait contester l’arrêté d’expulsion. Explication.

L’imam tunisien de Bagnols-sur-Cèze, Mahjoub Mahjoubi, a été expulsé vers la Tunisie, ce jeudi « moins de 12 heures après son interpellation ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait ordonné son expulsion suite à la diffusion d’une vidéo où l’imam qualifiait le « drapeau tricolore » de « drapeau satanique » sans préciser s’il s’agissait du drapeau français.

L’avocat de l’imam, Samir Hamroun, a dénoncé cette expulsion et a déclaré qu’un référé-liberté sera déposé « très probablement aujourd’hui » pour obtenir le retour de l’imam tunisien en France.

Plusieurs prêches en ligne de mire

Avant son expulsion manu-militari, l’imam Mahjoub Mahjoubi s’était défendu d’avoir qualifié le drapeau français de « drapeau satanique », invoquant un « lapsus » lié aux tensions lors de la Coupe d’Afrique des nations. Toutefois, des prêches antérieurs  « recèlent bien d’autres choses que ce pseudo-lapsus », avait répliqué mardi le préfet du Gard.

Selon l’arrêté d’expulsion, les semons des 2, 9 et 16 février « portant sur les signes annonciateurs de la fin des temps » auraient « véhiculés une conception rétrograde et violente de l’islam » :

« Mahjoub Mahjoubi a véhiculé une conception littérale, rétrograde, intolérante et violente de l’islam, de nature à encourager des comportements contraires aux valeurs de la République, la discrimination à l’égard des femmes, le repli identitaire, les tensions avec la communauté juive et la radicalisation jihadiste »

Malgré la défense de l’imam, avant son interpellation, affirmant son soutien à la République et à la laïcité, son expulsion a été acté puis annoncé par le ministre de l’Intérieur.

« On m’a cassé en 1.000 morceaux »

A son arrivé en Tunisie, Mahjoub Mahjoubi a affirmé, selon BFMTV, avoir été « très bien accueilli par les autorités et sa famille ». Il s’est dit cependant « cassé en 1.000 morceaux » suite à son expulsion express :

« On m’a cassé en 1.000 morceaux. On a fait circuler des mensonges sur moi. C’est faux. Je vais me battre. Je vais me battre dans le pays des droits de l’Homme. Je ne vais pas me laisser faire »

L’imam tunisien assure n’avoir « en aucun cas » tenu des propos antisémites ou discriminatoires envers les femmes lors de ses prêches : « Ce sont des mensonges. Tout ça est faux et je vais le démontrer ».

Son avocat prévoit de déposer un référé-liberté « très probablement aujourd’hui ». Celui-ci devrait être jugé « en début ou en milieu de la semaine prochaine » pour obtenir le retour immédiat de l’imam en France, « sous réserve d’un appel du ministère de l’Intérieur français ».

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