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Liban : casques bleus, journalistes et secouristes…pris sous le feu israélien

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Avec la mort, ce dimanche, d’un casque bleu au Liban, la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), prise sous le feu israélien, semble se rapprocher d’une fin prématurée. La guerre menée par Israël dans le pays paraît ne connaître aucune limite, visant aussi bien les journalistes libanais que les secouristes, tout en faisant croître le nombre de déplacés.

La mort d’un Casque bleu, de nationalité indonésienne, intervient alors que les frappes israéliennes se multiplient au Liban, touchant aussi bien des civils que des professionnels de santé. Ce dimanche, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a annoncé le décès de l’un de ses soldats après l’explosion d’un projectile d’origine inconnue dans le sud du pays. Une enquête a été ouverte afin d’en déterminer les circonstances.

La Finul touchée à plusieurs reprises

Jakarta a confirmé lundi que le Casque bleu tué appartenait au contingent indonésien, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Dans cette zone supposée contenir les affrontements, les soldats de la « paix » se retrouvent exposés aux frappes israéliennes, qui ne les épargnent pas. « Un Casque bleu a été tué tragiquement hier soir lorsqu’un projectile a explosé sur une position de la Finul près d’Adchit Al Qusayr », où des combats opposent Israël au Hezbollah, a indiqué la mission onusienne.

« Un autre a été grièvement blessé. Nous ne connaissons pas l’origine du projectile. Nous avons ouvert une enquête pour déterminer toutes les circonstances de l’explosion », précise le communiqué. La Finul a également signalé que ses positions avaient été touchées à plusieurs reprises lors des récents combats. Le 7 mars, trois soldats ghanéens avaient déjà été blessés par des tirs dans une localité frontalière du sud du Liban.

Journalistes et secouristes libanais en ligne de mire d’Israël

Dans le même temps, une source militaire a indiqué samedi que trois journalistes libanais, dont une correspondante d’Al-Mayadeen et un journaliste d’Al-Manar, ont été tués lors d’une frappe israélienne visant leur véhicule dans le sud du pays. « La journaliste d’Al-Mayadeen Fatima Ftouni et le correspondant d’Al-Manar Ali Shouaib ont été tués par une frappe israélienne sur leur voiture, dans la région de Jezzine », a précisé cette source, ajoutant que le frère de la journaliste, caméraman, a également péri dans l’attaque.

Le ministre libanais de la Santé a annoncé le même jour que cinq membres du personnel médical et 46 secouristes ont été tués dans des frappes israéliennes depuis le début de l’agresion israélienne le 2 mars. « Le nombre de martyrs dans le secteur de la santé s’élève à 51, dont 46 secouristes et cinq personnels soignants », a déclaré Rakan Nassereddine lors d’une conférence de presse.

Tous intervenaient dans des missions de secours au moment des frappes, selon lui. Au total, 75 attaques contre les services de santé et de secours ont été recensées.

« Israël grignote de plus en plus de territoire au Liban-Sud »

Sur le terrain, cette stratégie coloniale se poursuit. Benyamin Netanyahou a ordonné dimanche à l’armée israélienne « d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban, avec l’objectif de « changer fondamentalement la situation » à la frontière. Cette zone, initialement envisagée jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne, pourrait être élargie.

Depuis le début de cette guerre, les frappes israéliennes ont fait 1 238 morts, dont 124 enfants, et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes. « Israël grignote de plus en plus de territoire au Liban-Sud », souligne le quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

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