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Liban : bombardements israéliens, exode et phosphore blanc

Israël poursuit son agression militaire lancée le 2 mars contre le Liban. Selon le ministère libanais de la Santé, les frappes ont fait 486 morts, tandis que le HCR indique que plus de 667 000 libanais ont été déplacées. Israël est également accusé d’avoir utilisé du phosphore blanc de manière illégale dans des zones habitées du sud du Liban. Retour.

Depuis le 2 mars, Israël mène des bombardements intenses contre plusieurs régions du Liban, notamment la banlieue sud de Beyrouth, le Liban-Sud et la Békaa. Les frappes touchent désormais aussi des zones habitées par des communautés chrétiennes. Ce lundi, le ministère libanais de la Santé a indiqué que le bilan des attaques israéliennes depuis cette date s’élève à 486 morts et 1 313 blessés.

Un exode massif de civils libanais

Cette agression militaire a déjà entraîné d’importants déplacements de civils. Alors que les bombardements se poursuivent, « plus de 667.000 personnes au Liban se sont enregistrées comme déplacées sur la plateforme en ligne du gouvernement, soit une augmentation de 100.000 personnes en une seule journée », a déclaré mardi devant la presse Karolina Lindholm Billing, représentante du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

« Beaucoup de personnes déplacées le sont pour la deuxième fois depuis les hostilités de 2024 et la plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Becca », a-t-elle ajouté.

Les localités chrétiennes ne sont pas épargnées

Jusqu’à présent, les localités chrétiennes voisines avaient été relativement épargnées par les frappes. Mais la situation semble évoluer alors que l’armée israélienne a récemment appelé l’ensemble des habitants du sud du Liban, y compris dans les villages chrétiens, à quitter leurs habitations. Pierre el-Raï, curé de la paroisse de Qlayaa, dans le sud du Liban, a été tué lundi après qu’un tir d’artillerie israélien a frappé une maison dans cette localité chrétienne du caza de Marjeyoun.

Selon un responsable local, un premier obus a touché la maison et blessé le couple propriétaire. Des habitants se sont alors rendus sur place pour porter assistance aux victimes, lorsqu’un second projectile est tombé sur le bâtiment. Le prêtre, blessé lors de cette seconde explosion, a succombé à ses blessures peu après.

Malgré les appels israéliens à évacuer la zone, plusieurs communautés ont choisi de rester. D’après des estimations locales, quelques milliers de personnes se trouvent encore dans ces villages, certains habitants craignant de ne jamais pouvoir revenir s’ils quittent la région.

Enième utilisation israélienne du phosphore blanc

Par ailleurs, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé Israël, lundi 9 mars, d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc au-dessus de zones habitées dans le sud du Liban. « L’armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l’artillerie au-dessus d’habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban », a affirmé l’ONG dans un communiqué.

HRW dit avoir « vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc » qui ont explosé « au-dessus d’une zone résidentielle », ainsi que des agents de la défense civile libanaise intervenant pour éteindre un incendie touchant des maisons « qui a probablement été causé par des morceaux de feutre imprégnés de phosphore blanc ».

Cette substance, qui s’enflamme au contact de l’oxygène, peut être utilisée pour produire des écrans de fumée ou éclairer un champ de bataille. Mais elle peut aussi servir d’arme incendiaire et provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires, des défaillances d’organes et même la mort.

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