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lundi 22 avril 2024

Les dirigeants de la mosquée de Villeneuve-d’Ascq relaxés par la justice

Les dirigeants du centre islamique de Villeneuve-d’Ascq étaient accusés d’abus de confiance notamment en raison de prêts accordés au lycée musulman Averroès. Le tribunal de Lille a estimé qu’il ne ressortait « aucun élément de radicalisation » dans ce dossier. Zoom.

Le tribunal correctionnel de Lille a relaxé, vendredi 15 mars, cinq dirigeants de la mosquée de Villeneuve-d’Ascq (Nord) accusés d’abus de confiance pour des prêts accordés au lycée privé musulman Averroès, qui a vu récemment son contrat d’association rompu avec l’État.

Le parquet avait requis des peines de prison ferme, lors de l’audience, contre quatre d’entre eux et du sursis simple contre le cinquième prévenu. L’avocat d’un des dirigeants relaxés, Jérôme Pianezza a jugé la décision « cinglante pour le parquet » et s’est félicité de « la fin d’un cauchemar ».

« La République s’est trompée de combat »

Cinq dirigeants du centre islamique de Villeneuve-d’Ascq (59), dont son recteur l’imam Mohamed Karrat, ont été relaxés ce vendredi par le tribunal judiciaire de Lille. Les cinq responsables religieux étaient poursuivis pour abus de confiance, blanchiment, et trois d’entre eux pour tentative d’escroquerie.

Le président du tribunal, après avoir prononcé la relaxe pour les cinq hommes, a expliqué que « le dossier était parti de suspicions de radicalisation, et le tribunal a estimé qu’il ne ressortait aucun élément de radicalisation ».

L’annonce de la relaxe a été accueillie par des embrassades et des cris de joie. « La République s’est trompée de combat, s’est tiré une balle dans le pied », a estimé un des avocats de la défense, Jérôme Pianezza.

Tribunal judiciaire de Lille

Des faits d’escroqueries « insuffisamment caractérisés »

Concernant les prêts accordés à Averroès, le tribunal a estimé que « les sommes recueillies n’ont pas été détournées de leur objet » puisque le centre islamique de Villeneuve-d’Ascq et le lycée étaient tous les deux membres de la Ligue islamique du Nord et partageaient des « objectifs similaires ».

Le trésorier de la mosquée, Abdellah Ouafi, a indiqué qu’Averroès avait remboursé certains prêts, et que des démarches étaient en cours pour récupérer les 200.000 euros encore dus. La mosquée a renoncé à des créances car « le lycée a failli fermer », a-t-il souligné, ajoutant que les adhérents de l’association gérant la mosquée étaient informés de ces prêts.

Le tribunal a jugé les faits de tentative d’escroquerie « insuffisamment caractérisés » et le détournement de fonds en espèces « pas établi ».

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