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jeudi 29 février 2024

Le lycée musulman Averroès perd son contrat d’association avec l’État

Lycée Averroès

Le préfet du Nord, Georges-François Leclerc, a décidé de résilier le contrat d’association liant le lycée musulman lillois Averroès à l’Etat. Une décision qui intervient après l’avis défavorable rendu par une commission éducative. La direction du lycée devrait se tourner vers le tribunal administratif pour demander un référé-suspension de la décision. Zoom.

L’établissement scolaire privé Averroès a perdu son agrément avec l’Etat. Suite à la publication d’un rapport préfectoral puis le vote d’une commission éducative, la décision finale du préfet vient sans doute de sceller l’avenir du lycée.

Le verdict du préfet, Georges-François Leclerc, avait été prise dès jeudi dernier. Un courrier explicatif a été envoyé vendredi aux dirigeants de l’école musulmane. Conséquence directe de cette résiliation, le lycée Averroès devrait perdre le demi-million d’euros de subventions annuelles qu’il touchait ainsi que les professeurs titulaires mis à disposition par le rectorat.

Sous contrat avec l’Etat depuis 2008

L’établissement lillois, de près de 450 élèves a été ouvert en 2003 et était devenu en 2008 le premier lycée musulman de France à passer sous contrat. Il se classe depuis régulièrement parmi les meilleurs établissements de la région.

Dans sa décision, le préfet pointe « des manquements graves dans les contenus et les ressources qui ne remplissent pas la totalité des attendus programmatiques » par l’Éducation nationale. Ceci alors que l’Éducation nationale, après plusieurs inspections, avait rendu un rapport favorable sur le fonctionnement de lycée Averroès.

« Certains enseignements sont contraires aux valeurs de la République notamment lors de cours d’éthique musulmane »

La prépondérance d’ouvrages religieux sur l’islam, au CDI, au détriment des autres religions ainsi qu’un manque de livres liées à « la culture, les relations entre les sexes et l’homosexualité » sont également mise en lumière par le courrier du préfet. Il déplore enfin le financement du Qatar, en 2014, d’une valeur de 950 000 euros. 

L’école envisage des suites judiciaires

Le président LR du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s’est félicité dans un tweet de la rupture du contrat liant le lycée musulman avec l’Etat. Il estime que cela envoie « un signal clair contre tout compromis avec les valeurs républicaines ».

Les dirigeants du lycée ont, quant à eux, toujours dénoncé le rapport initial de la préfecture en estimant notamment qu’une partie de ses conclusions était basée sur la situation du collège, attenant au lycée, qui n’est pas sous contrat avec l’État.

Les responsables de l’établissement scolaire attendent désormais de recevoir la notification officielle pour engager des suites judiciaires. Ils souhaitent demander un référé-suspension de la décision du préfet via le recours au tribunal administratif.

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