Alors que le Ramadan débute, le football anglais adapte une nouvelle fois son organisation au rythme spirituel des joueurs musulmans. Comme depuis avril 2021, les matchs de Premier League seront brièvement interrompus à la tombée de la nuit afin de permettre aux joueurs et officiels concernés de rompre le jeûne.
La Premier League va de nouveau mettre en place des pauses pendant le Ramadan afin de permettre aux joueurs et officiels musulmans de rompre leur jeûne après le coucher du soleil. En France, aucune disposition similaire n’a été adoptée à l’échelle de la LFP, malgré des sollicitations répétées de plusieurs acteurs du football.
Un protocole appliqué depuis 2021
Cette année encore, en Angleterre, l’iftar intervient relativement tôt : à Londres, le soleil se couche vers 17h15 à la mi-février, puis entre 17h50 et 18h05 au début du mois de mars. Les matches programmés en soirée pourront donc être brièvement interrompus à un arrêt de jeu naturel (coup franc, touche ou sortie de but), afin que les joueurs puissent boire ou s’alimenter dès que l’iftar est autorisé.
Ce dispositif s’inscrit dans un protocole appliqué depuis plusieurs saisons. Dès 2021, un arrêt du jeu avait été instauré pour permettre aux joueurs musulmans de rompre le jeûne. La mesure est présentée comme un aménagement conciliant pratique religieuse et respect de l’équité sportive.
The Premier League and EFL will pause games for a short time so players can break their fast during Ramadan. pic.twitter.com/6LGkL8nPaN
— Imran Khan (@Imran_185) February 19, 2026
La France campe sur ses positions
En France, en l’absence de nouvelle consigne cette saison, la Fédération française de football continue de s’appuyer sur son règlement adopté en 2024. Son président, Philippe Diallo, défend un « encadrement » strict excluant toute adaptation pour des motifs religieux, une position validée par le Conseil d’État.
La doctrine fédérale demeure inchangée : aucune interruption de match ne doit être accordée à ce titre, au nom du principe de laïcité inscrit dans ses statuts. « Un temps pour faire du sport, un temps pour pratiquer sa religion », avait notamment affirmé en 2023 Éric Borghini, président de la Commission fédérale des arbitres.
Si la question suscite un débat politique en France, d’autres pays européens ont opté pour une approche différente. L’Allemagne a suivi l’exemple anglais. De son côté, l’UEFA autorise depuis la saison dernière, dans ses trois compétitions, la possibilité pour les joueurs de rompre le jeûne à la tombée de la nuit, laissant aux arbitres le soin d’accorder ou non une courte pause.