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mardi 23 juillet 2024

Au Soudan, la guerre « oubliée du monde » atteint les 10 millions de déplacés

La guerre entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide a provoqué le déplacement de 7 millions de personnes, s’ajoutant aux 3 millions déjà déplacées par des conflits antérieurs, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Malgré la gravité du conflit, le Soudan continue de sombrer dans le silence international.

Plus de 10 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du Soudan à cause de la guerre qui a débuté en avril 2023 et des précédents conflits, selon les statistiques publiées mardi 11 juin par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Depuis plus d’un an, le Soudan est le théâtre d’une guerre opposant l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohammed Hamdan Daglo, également connu sous le nom de « Hemetti ».

Entre crimes de guerre et pillage de l’aide humanitaire

Depuis le début de la guerre entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), 7,26 millions de personnes ont fui leur domicile pour se réfugier dans d’autres régions du Soudan, s’ajoutant aux 2,83 millions de personnes déjà déplacées par des conflits antérieurs, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts. À Al-Geneina, capitale du Darfour occidental, entre 10 000 et 15 000 personnes ont été tuées. Les deux belligérants sont accusés de crimes de guerre, notamment de cibler les civils, de bombarder des zones résidentielles et de bloquer l’aide humanitaire. Le procureur de la Cour pénale internationale a déploré, ce mardi, le silence médiatique qui occulte le génocide soudanais :

« Nous ne pouvons et nous ne devons pas permettre que le Darfour devienne, une fois encore, le lieu où les atrocités sont oubliées du monde »

La CPI « extrêmement préoccupée » par la situation au Darfour

Depuis le 10 mai, la ville d’El-Fasher, seule capitale des cinq États du Darfour à avoir échappé au contrôle des Forces de soutien rapide (FSR), est le théâtre d’intenses affrontements ayant fait au moins 192 morts et plus de 1 230 blessés, selon Médecins sans frontières (MSF).

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, s’est dit « extrêmement préoccupé » par la violence en cours au Darfour, dans le sud-ouest du Soudan et appelé les témoins à fournir des preuves à la CPI pour enquêter :

« Je suis extrêmement préoccupé par les allégations de crimes (…) à grande échelle en train d’être commis à El-Fasher et dans les zones voisines »

En raison du blocus imposé par les RSF, plus de 800 000 civils sont coincés à El-Fasher, où les services de santé et autres infrastructures se sont effondrés, affirme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Malgré la gravité de la situation, ce conflit continue de sombrer dans le silence international.

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