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Après le Venezuela, le Groenland dans le viseur de Donald Trump

Jusqu’où ira Donald Trump ? Quarante-huit heures après l’arrestation de Nicolas Maduro, survenue dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, le président américain paraît galvanisé et enchaîne les menaces, visant tour à tour la Colombie, Cuba, le Mexique et, désormais, le Groenland.

Après l’opération menée contre le Venezuela et l’exfiltration de son président Nicolás Maduro le 3 janvier, Donald Trump durcit encore le ton et étend désormais ses ambitions au Groenland, qu’il présente comme un enjeu de sécurité nationale pour les États-Unis. Une démonstration de force assumée qui alarme le Danemark et fait ressurgir de fortes tensions au sein de l’OTAN.

« Nous avons besoin du Groenland »

Après le Venezuela, le Groenland ? Dimanche 4 janvier, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a répété sa volonté de voir la vaste île de l’Atlantique Nord passer sous contrôle américain. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale (…) Nous nous en occuperons dans environ deux mois », a-t-il déclaré, deux jours seulement après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Le président américain s’est exprimé dimanche soir dans une interview accordée au magazine The Atlantic, puis de nouveau face aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous avons besoin du Groenland. C’est une question de sécurité nationale », a insisté Donald Trump, estimant que l’île est aujourd’hui « encerclée par des navires russes et chinois » et que « le Danemark n’est pas en mesure de s’en occuper ».

Cette position n’est pas inédite. Donald Trump évoquait déjà cette hypothèse avant même son retour à la Maison Blanche, fin 2024. Son fils, Don Jr., s’était rendu au Groenland, distribuant des casquettes rouges estampillées MAGA à certains habitants. Le vice-président JD Vance avait, pour sa part, visité une base militaire américaine sur l’île. Plus récemment, à la mi-décembre, Donald Trump a nommé un envoyé spécial, Jeff Landry, chargé de « faire du Groenland une partie des États-Unis ».

Le peuple groenlandais « n’est pas à vendre »

Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro, l’épouse de Stephen Miller, l’un des plus proches conseillers du président et responsable de la sécurité intérieure, a diffusé une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d’un message laconique en lettres capitales : « SOON » (bientôt).

Dans la foulée des déclarations de Washington, la France a fait part de sa « solidarité » avec le Danemark. « Le Groenland appartient aux Groenlandais et aux Danois. C’est à eux de décider de leur avenir. Il ne peut y avoir de modification des frontières par la force », a affirmé Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce lundi sur TF1.

Le Danemark a également réagi avec fermeté. Dimanche, la Première ministre Mette Frederiksen a appelé les États-Unis à « cesser leurs menaces à l’encontre d’un allié historique » et a rappelé que le peuple groenlandais « n’est pas à vendre ».

Lire sur le sujet : Donald Trump : de la non-politique à la non-politique

Menaces sur Cuba et l’Iran

Donald Trump a également affirmé dimanche que Cuba était « prêt à tomber », tout en relativisant l’hypothèse d’une intervention militaire directe des États-Unis sur l’île. Face aux journalistes à bord d’Air Force One, le président américain a estimé qu’il serait difficile pour le pays « de tenir le coup » sans les revenus provenant du pétrole vénézuélien.

Toujours à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a aussi averti que l’Iran serait frappé « très durement » si des manifestants venaient à être tués dans le cadre du mouvement de contestation actuellement en cours.

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