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Liban : un cessez-le-feu temporaire déjà fragilisée

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Un cessez-le-feu, annoncé par Donald Trump, est entré en vigueur ce vendredi entre Israël et le Liban. La trêve intervient après un mois et demi de frappes et de guerre menée par Israël face au Hezbollah libanais. Une cessation des hostilités qui semble fragilisée, l’armée libanaise a déjà accusé Israël d’avoir commis des « actes d’agression » dans le pays.

Le président américain Donald Trump a annoncé ce jeudi que le Liban et Israël se sont mis d’accord pour un cessez-le-feu de 10 jours qui «inclura le Hezbollah ». Selon les termes de la trêve, Israël s’engage à ne pas mener d’opérations militaires contre des cibles libanaises. Le Liban s’engage également à prendre des « mesures concrètes » pour empêcher toute offensive du Hezbollah contre Israël.

La réaction du Hezbollah libanais

Le Hezbollah libanais a indiqué vouloir respecter le cessez-le-feu à condition qu’Israël mette totalement fin aux hostilités, « y compris aux assassinats visant ses membres », a averti un député de la formation, Ibrahim Moussaoui. De son côté, Israël « se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours », affirme le département d’État américain dans un communiqué.

Cette période initiale « pourra être prolongée d’un commun accord entre le Liban et Israël si les négociations progressent et si le Liban démontre concrètement sa capacité à faire valoir sa souveraineté », ajoute le texte. Dans un communiqué, le groupe chiite libanais a déclaré qu’entre le 2 mars et le 16 avril 2026, « les combattants de la Résistance islamique ont mené leurs opérations à un rythme de 49 opérations par jour, et la machine de guerre israélienne (…) n’a pu les détourner de se lever et de poursuivre leur devoir national, humain et religieux de protéger et défendre leur patrie et leur peuple ».

La population retourne sur ses terres malgré les avertissements d’Israël

Jeudi, saluant le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé « tous les acteurs » à le respecter « pleinement », selon des propos rapportés par son porte-parole dans un communiqué. L’armée israélienne a averti qu’elle maintenait son déploiement terrestre dans le Sud Liban et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l’AFP ont observé d’importants embouteillages se former au nord du Litani. Des images ont montré des libanais retournant dans la banlieue sud de Beyrouth, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah.

Quelques heures plus tard, l’armée libanaise a évoqué « un certain nombre de violations de l’accord, plusieurs actes d’agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages ». En représailles, le Hezbollah a « bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam » dans le sud du Liban.

Lire sur le sujet : Un cessez-le-feu au Liban pourrait être annoncé dans la soirée

2000 morts en un mois et demi

De son côté, Emmanuel Macron a exprimé, dans un message sur X publié vendredi matin, sa « préoccupation » que le cessez-le-feu soit « fragilisé par la poursuite d’opérations militaires ». « Je demande la sécurité pour les populations civiles des deux côtés de la frontière entre le Liban et Israël », a-t-il ajouté.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont fait plus de 2 000 morts en un mois et demi. Un million de personnes, soit un cinquième de la population du pays, ont été déplacées, selon l’ONU.

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