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Arrêté préfectoral suspendu : les organisateurs de la RAMF 2026 obtiennent gain de cause

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C’était moins une. Alors qu’un arrêté préfectoral avait ordonné, lundi soir, l’interdiction de la 40e édition de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), la justice a finalement donné gain de cause au recours de la fédération organisatrice, Musulmans de France.

Deux jours avant son ouverture au public, la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), absente depuis 2019, a fait l’objet d’un arrêté de la préfecture de police ordonnant son interdiction pour sa 40e édition.

Un contexte « national et international tendu »

La manifestation, qui devait se tenir au Parc des expositions du Bourget, en Seine-Saint-Denis, du vendredi 3 au lundi 6 avril 2026, avait été initialement interdite par un arrêté émis par la préfecture de police en raison d’un «contexte national et international tendu » et d’un risque terroriste jugé élevé. Les autorités ont estimé que le « risque terroriste à l’égard de la communauté musulmane » était important, citant notamment l’attentat déjoué contre la Bank of America à Paris le 28 mars 2026.

La préfecture a également évoqué la possible irruption de groupuscules d’ultra-droite ou de perturbations « téléguidées par des influences étrangères », dans un « contexte d’agitation politique et de polarisation forte des débats », au regard des organisateurs et conférenciers annoncés. Le risque de troubles pourrait en outre, selon l’arrêté, « rejaillir directement sur l’exploitation de l’aérodrome » du Bourget.

Lire sur le sujet : La RAMF fait son grand retour au Bourget pour sa 40ᵉ édition

La rencontre aura bien lieu

Alors que des milliers de personnes étaient attendues et que les stands d’exposition étaient déjà installés, l’organisateur, Musulmans de France, a été informé au dernier moment et n’a disposé que de quelques heures pour contester l’arrêté et déposer un recours contre la décision préfectorale.

La justice a finalement donné gain de cause, en référé, à l’organisation et le rassemblement annuel pourra bien se tenir. Une décision saluée par Musulmans de France, dans un communiqué.

« Nous nous réjouissons de cette décision qui rétablit le droit et confirme ce que nous n’avons cessé d’affirmer : l’interdiction prononcée par la Préfecture de police de Paris était grave, disproportionnée et juridiquement infondée. Le juge des référés a reconnu ce que la décision préfectorale niait : la liberté de réunion n’est pas un privilège accordé par l’administration, c’est un droit fondamental que les pouvoirs publics ont l’obligation de protéger et de garantir. Une interdiction ne peut être prononcée qu’en dernier recours, lorsqu’aucune autre mesure ne peut suffire à maintenir l’ordre public. Cette démonstration n’avait pas été faite. »

Au-delà du soulagement, les organisateurs soulèvent des questions sur les mobiles de cet arrêté.

« Nous ne pouvons passer sous silence ce qu’elle révèle. Pendant plusieurs jours, des dizaines d’associations, d’exposants, de partenaires commerciaux et des milliers de participants ont vécu dans une incertitude totale, au terme d’une organisation de plusieurs semaines et d’investissements considérables. Une décision d’interdiction prise à 48 heures de l’événement, sans dialogue réel ni alternative proposée, ne saurait être banalisée. »

Ce matin, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez justifiait cet arrêté d’interdiction au nom d’un lien supposé des organisateurs avec les Frères musulmans. Une déclaration contredisant les arguments de sécurité avancés dans l’arrêté.

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