Israël a annoncé mardi 24 mars qu’il allait s’emparer d’une large zone du sud du Liban pour « assurer sa sécurité » tout en poursuivant ses frappes. Les bombardements israéliens ont déjà provoqué le déplacement de plus d’un million de Libanais depuis le début de l’invasion militaire.
Le ministre de la Défense israélien Israel Katz a annoncé, mardi 24 mars, l’intention d’Israël de s’emparer d’une « zone de sécurité » au sud du Liban. Cette zone s’étendrait de la frontière israélo-libanaise jusqu’au fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres au nord, et inclurait la ville côtière de Tyr.
Les libanais déplacés « n’auront pas le droit de retrouver leur terre »
Les centaines de milliers d’habitants du sud du Liban déplacés vers le nord « n’auront pas le droit de retrouver leur terre », a averti Israel Katz, laissant craindre une aggravation de la crise humanitaire dans les jours à venir.
Le ministre a également affirmé que l’armée israélienne « manœuvrait à l’intérieur du territoire libanais » afin de s’emparer « d’une ligne de défense avancée », située à plusieurs dizaines de kilomètres de la frontière. Une décision qui intervient malgré les mises en garde du président français Emmanuel Macron, qui avait estimé qu’aucune « occupation » ne saurait garantir la « sécurité de qui que ce soit ».
« Nous exhortons les autorités israéliennes à s’abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaires majeures et qui aggraveraient la situation déjà dramatique du pays », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
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— KRONIK Insights (@KRONIKInsights) March 22, 2026
🔴 Le ministre israélien de la Défense, Katz :
« Nous allons transformer les villages où se poursuit l'opération terrestre au Sud-Liban en des villes comme Beit Hanoun et Rafah à Gaza. » pic.twitter.com/BjEqjdb7s0
Plus de 1000 morts depuis le 2 mars
Selon le politologue Joseph Bahout, l’objectif immédiat d’Israël serait « probablement de prendre une bande de terre de 5 à 8 km ». Une telle stratégie rappelle la zone tampon maintenue par Israël au Liban entre 1982 et 2000, après son invasion du pays, jusqu’à son retrait sous la pression du Hezbollah.
Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes israéliennes en cours ont fait 1 072 morts et 2 966 blessés depuis le 2 mars, dont 33 morts et 90 blessés au cours des dernières 24 heures, selon l’agence Anadolu.
