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mercredi 24 avril 2024

Ramadan : les musulmans doivent composer avec l’inflation alimentaire

Malgré une inflation alimentaire moins sévère qu’en 2023, les musulmans doivent tout de même faire des choix drastiques durant leurs achats pour le mois de jeûne. Un jeu d’équilibriste entre les contraintes financières et les hausses de prix persistantes. Focus.

Le mois du Ramadan, débuté ce lundi 11 mars, s’annonce coûteux pour les musulmans cette année. Les repas en famille et entre amis, traditionnels durant ce mois de jeûne, représentent à l’image d’autres événements comme les fêtes de fin d’année, un surcoût souvent difficile à assumer surtout en période d’inflation.

Une forte inflation sur les produits alimentaires

Même si la situation globale parait moins alarmante comparée à l’année précédente (16% au mois de mars 2023), au cours des deux dernières années, les produits alimentaires ont subi une forte inflation sans que les salaires ne suivent le rythme.

Pour les familles, cela se traduit par une augmentation significative des dépenses, atteignant souvent plusieurs centaines d’euros pour le mois de jeûne. Asfandy Yousoufi, boucher à Lyon, constate une baisse significative des achats de viande rouge au profit de la volaille, moins onéreuse :

« La quantité de panier des clients, c’était 4 à 5 kilos. Aujourd’hui, c’est parti sur un kilo ou un kilo et demi. On a perdu du chiffre d’affaires sur la viande rouge car le client achète de plus en plus de volaille qui est moins chère (…) Le chiffre d’affaire a peut-être baissé de 30-40% : c’est énorme »

Des hausses de prix difficiles à supporter

Durant ce mois, le poids financier pesant se reflète dans certains commerces comme le café associatif « La Table ouverte » à Paris qui voit son affluence passer de 200 à 900 ou même 1 000 repas par jour. Le gérant souligne l’importance de ce mois pour les musulmans mais reconnaît que cela représente un défi financier pour certains :

« Chorba, briques, pâtisseries… Il faut six ou sept heures pour préparer un repas de ramadan. Si vous avez une femme au foyer, elle peut le faire. Mais quand tout le monde travaille, vous n’avez pas le temps. Et si vous n’avez pas l’argent pour acheter tout fait ou manger à l’extérieur… »

Abbas, propriétaire du Supermarché de La Chapelle, constate également l’impact de l’inflation sur ses clients pendant le Ramadan. Malgré des produits très demandés, les hausses de prix sont parfois difficiles à supporter pour sa clientèle : « Les dattes, les œufs… Tout à augmenter sauf les revenus des gens. Alors quand un produit passe de 3 à 5 euros, ils limitent… ».

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