Dans un communiqué, publié jeudi dernier, l’Union Française des Consommateurs Musulmans (UFCM) a appelé les responsables de mosquées à ne pas convier aux iftars (repas de rupture du jeûne) – durant le Ramadan 2026 – des personnalités soutenant l’armée israélienne. L’organisation justifie cette position par un devoir de solidarité « avec les peuples qui souffrent ».
« Pas d’iftar avec les apologistes du génocide ! », affiche la tribune diffusée jeudi 29 janvier par l’Union Française des Consommateurs Musulmans (UFCM). À l’approche du mois de jeûne, attendu le 18 ou 19 février, l’organisation alerte sur les risques d’instrumentalisation politique des mosquées et sur la banalisation de crimes de guerre visant les Palestiniens.
Halte au « mépris des fidèles et de toute personne éprise de justice »
En préambule, l’UFCM rappelle que, récemment et lors du Ramadan 2025, des soutiens affichés de l’armée israélienne avaient été conviés dans certaines mosquées en France, jugeant que ces invitations traduisaient un « mépris des fidèles et de toute personne éprise de justice ».
Elle souligne, à cet effet, que l’armée israélienne « est aujourd’hui responsable de massacres de civils palestiniens parmi les plus graves du XXIe siècle, abondamment documentés ». Tout en réaffirmant la nécessité du dialogue interreligieux, l’UFCM précise que celui-ci ne saurait servir à légitimer ou excuser des violences contre des civils : « Le dialogue ne peut servir de paravent moral ni de refuge à celles et ceux qui justifient ou excusent l’assassinat de populations innocentes ».

Faire preuve de discernement et de responsabilité
Présentant le Ramadan comme un temps de solidarité et de proximité avec les peuples opprimés, l’organisation invite les responsables de mosquées à faire preuve de discernement dans le choix de leurs invités.
« À l’approche du Ramadan, mois de jeûne mais aussi de résistance morale, de solidarité concrète et de proximité avec les peuples qui souffrent ici et au-delà, l’UFCM rappelle une exigence claire : les responsables de mosquées, en tant que décideurs, portent une responsabilité particulière dans les invitations et les orientations qu’ils donnent. »
Pour l’UFCM, « les lieux de culte ne peuvent devenir des espaces de calcul, de représentativité ou de luttes pour une reconnaissance institutionnelle locale, au point d’inviter sans discernement ni conscience éthique ».
Les mosquées ne doivent pas être instrumentalisées
En conclusion du communiqué, l’UFCM précise que la « mosquée est un lieu de recueillement, de spiritualité et de rappel à Dieu » et qu’elle ne doit donc pas « être instrumentalisée pour des enjeux qui la détournent de sa finalité ».
Le texte s’achève sur une consigne centrale et sans ambiguïté : « les personnes ayant soutenu, justifié ou banalisé l’assassinat de milliers de Palestiniens innocents n’ont aucune place dans les iftars, rencontres ou événements organisés dans les mosquées, quels que soient leur statut, leur religion ou leur camp politique ».