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26/06/2022
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Opération Azur : les dessous d’un coup d’état avorté

De retour sur le territoire français le 16 octobre dernier pour l’affaire sur l’enlèvement de Mia, en avril dernier, Rémy Daillet est de nouveau mis en examen ce vendredi 22 octobre, cette fois pour des projets d’attentats. Ancien cadre du MoDem dont il a été exclu en 2010, il serait à l’origine d’une entreprise baptisée “ Opération Azur “, un coup d’Etat pour s’emparer de l’Elysée, selon la DGSI.

Au mois d’avril, Rémy Daillet avait envoyé des mails à plusieurs sénateurs et députés, précisant son souhait d’un “ renversement populaire inéluctable “ selon lui, face à un “ gouvernement génocidaire “, faisant référence au vaccin contre la Covid-19. Le projet avait été nommé l’opération Azur.

Depuis la Malaisie, où il vivait avec sa femme enceinte et leurs trois enfants depuis plusieurs années, il aurait mis en place des projets d’attentats contre le gouvernement et réuni pas moins de 300 personnes afin de mener à bien ce projet.

Plusieurs figures des forces de l’ordre, dont d’anciens militaires et lieutenant-colonel de l’armée de terre et de l’ordre national du Mérite se seraient joint à lui dans la préparation de ce projet. Selon Le Parisien “ beaucoup de policiers, gendarmes et militaires en activité, y compris à l’étranger, et dont certains affichaient leur volonté claire d’en découdre avec l’exécutif, un maire connu pour ses propos polémiques, des médecins, une avocate du barreau de paris qui appelle à “ agir vite” “.

Mis en cause pour complicité d’enlèvement sur mineur de moins de 15 ans commis en bande organisée,  il était déjà, selon les autorités, à la tête d’un projet nommé “ le renversement “ qui constituait à mettre en place “ des actions qui restituent à leurs parents des enfants pourtant régulièrement placés “ selon François Pérain, procureur de Nancy. En effet, n’ayant plus la garde de Mia, sa mère aurait approché Rémy Daillet afin de la récupérer et pouvoir s’enfuir avec elle à l’étranger.

L’ “ Opération Azur “  aurait été minutieusement préparée avec des missions attribuées à chacun. Certains devaient “ occuper les forces de l’ordre “ pendant que les autres attaquaient les différents bâtiments : l’Elysée, l’Assemblée nationale , le Sénat et le ministère des Armées.

De véritables postes étaient attribués tels que “ voltigeurs “, “ grenadiers” ou “ assaillants “ Des messages de propagandes devaient être diffusés via une chaîne de télévision ou de radio, occupée pendant quelques heures.  Des centres de vaccination contre la Covid-19 et des antennes 5G étaient également des cibles, selon BFMTV.  L’avocat de Rémy Daillet, interviewé par BFMTV, conteste tout projet d’action terroriste et assure que son client ignorait tout de ce projet.