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Libye : mort de Seif al-Islam Kadhafi, une enquête ouverte pour « assassinat »

Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, est décédé à 53 ans. L’annonce a été faite, ce mardi, par son conseiller auprès de la chaîne Libya Al-Ahrar. Le parquet libyen a ouvert une enquête hier pour « assassinat ». Sa mort pourrait peser sur l’équilibre et l’avenir du processus politique en Libye.

En Libye, la mort de Seif al-Islam Kadhafi a été annoncée mardi par ses proches. « Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr », a confirmé Hamid Kadhafi, son cousin, joint par la chaîne Libya al-Ahrar. Le parquet général de Tripoli a indiqué, mercredi, avoir ouvert une enquête sur les circonstances du décès.

Exécuté par un commando armée

« Il a été assassiné par quatre hommes armés », a affirmé Abdullah Othman Abdurrahim, conseiller du fils cadet de Mouammar Kadhafi. Ils « ont pris d’assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’ont exécuté », a rapporté Libya al-Ahrar sur X en citant ses propos. Seif al-Islam aurait riposté par des tirs contre les assaillants.

Selon le bureau du procureur, les médecins et experts ayant examiné la dépouille de celui qui fut longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père ont établi que « la victime avait été mortellement atteinte par balles », sans autre détail.

Un communiqué précise qu’une procédure pénale a été lancée afin d’identifier et de retrouver les suspects. Le caractère méthodique de l’attaque laisse supposer l’intervention d’un commando entraîné. D’après un journaliste présent dans la région de Zintan, la dépouille a été remise à la tribu Kadhafi.

Emprisonné et recherché par la CPI

Seif al-Islam Kadhafi est né le 25 juin 1972 dans le complexe militaire de Bab al-Azizia à Tripoli. Deuxième fils du colonel Mouammar Kadhafi et de Safia Farkash, il attire particulièrement l’attention lors du soulèvement du « printemps arabe » en Libye en 2011. Le 20 février, il apparaît à la télévision nationale, mêlant menaces contre les « révolutionnaires » et promesses de réformes.

En mai 2011, la Cour pénale internationale émet un mandat d’arrêt contre lui pour crimes contre l’humanité. Capturé en novembre près d’Oubari, il est détenu à Zintan. La Libye refuse son transfert à la CPI et un tribunal le condamne à mort par contumace en juin 2015 pour crimes de guerre et corruption. Le 12 avril 2016, son avocat annonce sa libération au titre d’une « amnistie générale » décidée par le Parlement de Tobrouk.

Candidat gênant aux élections présidentielles ?

Après des années de silence, il réapparaît en juin 2021 dans une interview à Zintan avec le journaliste Robert F. Worth. « J’ai passé dix ans loin des Libyens. Il faut y retourner pas à pas, comme une danseuse effeuilleuse. » Le 21 novembre 2021, il dépose sa candidature à la présidentielle à Sebha, mais la Commission électorale la rejette trois jours plus tard en invoquant « des condamnations pénales ».

Les élections étant sans cesse reportées, Seif al-Islam demeurait un acteur politique potentiellement dérangeant, malgré une discrétion effective dictée par des impératifs de sécurité.

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