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lundi 24 juin 2024

L’essayiste Fatima Ouassak ciblée par des menaces de mort

Fatima Ouassak

La co-fondatrice du collectif Front de mères, Fatima Ouassak, a fait l’objet de menaces de mort explicites, proférées par un groupe d’extrême droite, sur l’application de messagerie Telegram. L’essayiste a dénoncé, elle même, ces menaces sur ses comptes X (ex-Twitter) et Instagram via des captures écrans. Zoom.

« Je me dois cette fois de dénoncer publiquement les menaces de mort que la militante antiraciste que je suis subis. » C’est par ces mots que la militante politique, Fatima Ouassak a dénoncé, sur ses réseaux en ligne, les multiples menaces dont elle fait l’objet.

Sur les images affichées par l’auteure, on peut lire les multiples insultes et menaces de mort proférées par des membres d’extrême droite sur un fil de discussion sur l’application Telegram. Un service de messagerie instantanée, particulièrement appréciée par les groupes identitaires, où des menaces et des cibles sont régulièrement publiées.

Le contexte politique en France est de plus en plus irrespirable

Co-fondatrice du collectif Front de mères. Fatima Ouassak est une figure politique et auteure de plusieurs ouvrages dont le livre « La puissance des mères » qui a reçu le prix du public de l’essai féministe en 2021 et « Pour une écologie pirate » sorti en mars 2023. Elle est régulièrement la cible de certaines figures et chroniqueurs, issu de tous bords politiques, pour ses positions en faveur des quartiers populaires.

Fatima Ouassak faisait d’ailleurs l’objet de nombreuses critiques pour sa dernière sortie médiatique sur BFMTV où elle dénonçait le « racisme structurel » dans le drame survenu dans la ville d’Elancourt, il y a quelques semaines, où un jeune franco-turque a été mortellement percuté par une voiture de police.

C’est donc accompagné d’un long message que Fatima Ouassak a publié les captures d’écrans où des menaces de morts (avec son adresse personnelle) ont été diffusé par des groupes identitaires sur l’application Telegram :

 » Je me dois cette fois de dénoncer publiquement les menaces de mort que la militante antiraciste que je suis subis, et que beaucoup d’autres opposants politiques subissent, car le contexte politique en France est de plus en plus irrespirable et menaçant pour toutes les personnes non-blanches et musulmanes.

Mais j’ajoute que je nous sais nombreux et solidaires face au fascisme et au racisme, et on ne lâchera jamais. »

Des personnalités régulièrement ciblées sur Telegram

Ce « fait divers » n’est pas la première affaire du genre. On se souvient de l’affaire « FR DETER » où une liste de différentes personnalités politiques de gauche mais aussi de nombreux militants arabes, noirs ou musulmans avaient été ciblés par le groupe d’extrême droite FR DETER en lien avec la mouvance néo-nazie. 

Les politiques Louis Boyard, Mathilde Panot, Danièle Obono, Taha Bouhafs ou encore les militants associatifs de confession musulmane comme Elies d’Imzalène d’islam & infos, la journaliste Feïza Ben Mohamed et le rappeur Médine avaient été également ciblés.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait notamment réclamé via Pharos la fermeture du compte Telegram de FR DETER, groupe surveillé par les services de renseignement, et demandé aux autorités compétentes de réfléchir à des suites judiciaires.

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