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L’Assemblée nationale adopte la résolution contre les Frères musulmans

La résolution portée par le groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, visant à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, a été adoptée, ce jeudi, par les députés, par 157 voix contre 101. Le texte doit être définitivement entériné lors d’une réunion du bureau de l’hémicycle le 18 février prochain.

Malgré l’opposition unanime de la gauche, mais avec l’appui du camp gouvernemental et du Rassemblement national (RN), l’Assemblée nationale a adopté, jeudi 22 janvier, une résolution appelant à engager une procédure pour inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

Cinq heures de débats tendus

Après près de cinq heures de débats tendus, cette résolution, inscrite à l’ordre du jour par Les Républicains dans le cadre de leur « niche parlementaire », a donc été adoptée à 157 voix contre 101. Dépourvue de portée contraignante, elle invite la Commission européenne à lancer une procédure visant à inscrire « la mouvance des Frères musulmans et de ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes » et réclame à l’Union européenne « une évaluation juridique et factuelle du réseau transnational des Frères musulmans ».

Le rapporteur du texte, Éric Pauget (LR), a justifié cette initiative en visant un « mouvement politique » dont l’objectif serait de « faire triompher la charia sur la loi de la République ». Selon lui, une telle inscription permettrait notamment de geler des financements et de faciliter la coopération et l’échange d’informations entre États. Il s’est largement appuyé sur le rapport du ministère de l’Intérieur intitulé « Frères musulmans et islamisme politique en France », rendu public en mai 2025.

Un texte qui vise à « stigmatiser les musulmans »

Les débats ont été émaillés de nombreux incidents de séance. L’élue écologiste Dominique Voynet a dénoncé les amalgames opérés par la résolution, mêlant « lobbying, entrisme, prédication religieuse et terrorisme ». Pour le groupe Gauche démocrate et républicaine (communistes et apparentés), le texte n’a « aucune chance d’aboutir » et vise à « stigmatiser les musulmans ».

La France insoumise a, de son côté, accusé la majorité favorable au texte de vouloir « terroriser » les musulmans « pour les empêcher de voter », tandis que les socialistes ont dénoncé une manœuvre destinée à « plaire à l’électorat d’extrême droite ».

Au-delà du vote, ce débat parlementaire a surtout mis en lumière deux visions irréconciliables de l’islam et de la laïcité en France, ainsi que la difficulté d’en discuter « sérieusement et sereinement ». La question sera de nouveau évoquée lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée prévue le 18 février, a indiqué Sébastien Chenu, vice-président du RN.

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