« Une civilisation entière va mourir ce soir », a menacé de nouveau, ce mardi, Donald Trump sur sa plateforme Truth Social alors que l’ultimatum adressé à l’Iran est sur le point d’expirer. De son côté, Téhéran affirme aujourd’hui couper tous les canaux de communication, y compris indirects, avec Washington.
Après avoir repoussé à plusieurs reprises l’ultimatum, Donald Trump a assuré lundi en conférence de presse qu’il n’était plus question de revenir sur ses menaces contre l’Iran, après 40 jours de guerre. Il a affirmé que Téhéran devait libérer le détroit d’Ormuz avant 20h mardi, heure américaine, faute de quoi « après ça, ils n’auront plus de ponts, plus de centrales électriques, oui, l’âge de pierre ».
La « rhétorique arrogante » et délirante de Trump
Le président américain a justifié, lundi, le ciblage d’infrastructures iraniennes, qualifiant les Iraniens d’« animaux ». Interrogé sur un possible crime de guerre, il a répondu : « Parce que ce sont des animaux », ajoutant : « Savez-vous ce qu’est un crime de guerre ? Un crime de guerre, c’est de laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire ».
Avant même l’expiration de l’ultimatum, plusieurs infrastructures ont été frappées mardi en Iran, dont deux ponts. En réponse, l’armée iranienne a dénoncé une « rhétorique arrogante », assurant que ces menaces n’affecteraient pas ses opérations, notamment en Israël et dans les pays du Golfe.
‼️ 🇺🇸🇮🇷 Tensions extrêmes : Donald Trump évoque une menace choc contre l’Iran
— MAB Observer (@MABobserver) April 7, 2026
« Une civilisation entière pourrait disparaître dès ce soir », a-t-il déclaré sur Truth Social. pic.twitter.com/yowxCS4zy3
Téhéran rompt le dialogue
Le porte-parole militaire Mohammad Akrami Nia a déclaré que la poursuite de la guerre vise à instaurer une dissuasion durable : « La rhétorique grossière et arrogante […] ne compensera pas la honte et la défaite de l’Amérique dans la région du Moyen-Orient ».
Lire sur le sujet : Guerre contre l’Iran : vers une crise alimentaire et sanitaire mondiale
Les Gardiens de la Révolution ont, de leur côté, menacé d’actions contre des infrastructures énergétiques qui « priveront les États-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz […] pendant des années ». « Si l’armée terroriste américaine franchit les lignes rouges, notre riposte s’étendra au-delà de la région », ont-ils averti, ajoutant : « Nous avons fait preuve […] d’une grande retenue […] mais ces réserves sont désormais levées ».
Le fossé reste profond entre Washington et Téhéran, qui ont rejeté les propositions de cessez-le-feu de plusieurs médiateurs. Face aux menaces visant « toute la civilisation iranienne », Téhéran affirme désormais couper tous les canaux de communication, y compris indirects, avec les États-Unis.
