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04/12/2020
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Interdiction de l’enseignement à domicile : un procès pour la liberté

L’annonce du président Macron d’interdire l’enseignement à domicile a suscité l’incompréhension et l’inquiétude d’associations scolaires. Mizane.info publie le communiqué du Collectif Cœur d’enfants qui explique pourquoi il ne faut pas interdire l’école à domicile et les raisons de celles et ceux qui en ont fait le choix.

Suite à l’annonce du Président de la République Emmanuel Macron voulant rendre obligatoire l’instruction à l’école dès la rentrée 2021, les chiffres sont tombés : L’instruction en famille, qui concerne aujourd’hui près de 50 000 enfants en France, est un droit, qui permet d’enseigner l’école à la maison, aux enfants étant en âge d’obligation d’instruction (3 ans – 16 ans.)

Ainsi, le code de l’éducation et le code pénal encadrent pleinement ce droit. L’IEF, parfois motivée par des raisons personnelles, peut se révéler être la seule option adaptée à l’enfant, et pour cause: enfant porteur de handicap, harcèlement, troubles du comportement ou des apprentissages, sportif de haut niveau, famille itinérante. Les motifs sont longs, et tout autant légitimes.

Avec la crise sanitaire et le confinement, beaucoup de familles, ont fait ce choix.

A l’occasion de son discours sur les séparatismes, dans les Yvelines, vendredi 2 octobre 2020, le président Emmanuel Macron a déclaré vouloir mettre fin à l’école à la maison.

Un retour obligatoire à l’école dès trois ans, sauf motifs impérieux, comme la santé.

L’éducation partout et pour tous

Le Collectif cœurs d’Enfants a toujours affirmé vouloir défendre les intérêts supérieurs de l’enfant, et aujourd’hui, nous souhaitons prendre la parole, pour que l’instruction en famille reste un droit pour toutes les familles.

Notre collectif ne nie pas l’existence de certaines pratiques illégales.

Cependant ne soyons pas dupes, certaines personnes ne respectant les lois liées à l’instruction en famille (défaut de déclaration par exemple) sont parfois très bien intégrées à la société française et aucune étude statistique n’a été établie afin de connaître leurs convictions ou croyances religieuses.

Les dérives ne sont pas seulement attribuées aux familles musulmanes.

Depuis quatre ans et ce régulièrement, les droits des familles pratiquant l’instruction en famille font l’objet de discussions et donnent lieu à de nouvelles lois que nous
acceptons.

Comme le prévoit l’article L131-5 dû code de l’éducation “Les personnes responsables d’un enfant soumis à l’obligation scolaire définie à l’article L. 131-1 doivent
le faire inscrire dans un établissement d’enseignement public ou privé, ou bien déclarer au maire et à l’autorité de l’Etat compétente en matière d’éducation, qu’elles lui feront donner l’instruction dans la famille. Dans ce cas, il est exigé une déclaration annuelle.”

La dernière en date étant celle de Mr. Blanquer : l’école de la confiance.

Mr. Blanquer lui-même a reconnu que l’instruction en famille fonctionnait bien.

Il a simplement, par cette phrase, reconnu que les inspecteurs et conseillers pédagogiques étaient garants de l’évolution des enfants instruits en famille.

Respect des lois et égalité de traitement entre les familles

● Pour toutes les familles pratiquants l’instruction en famille nous demandons que
ces lois soient respectées.

● Que toutes les familles déclarantes soient contrôlées tant au niveau académique
que de la mairie.

● Que les contrôles se déroulent dans le respect et non l’abus.

Nous demandons que chaque parent tel qu’il soit, avec ses choix mais aussi ceux des enfants puissent être respectés, que l’enfant instruit en famille soit rencontré par des
conseillers pédagogiques respectueux, que l’enfant scolarisé puisse l’être de manière sereine et sécurisante.

On se rappelle des statistiques faites par Robert Ménard (maire de Béziers) en 2015, pour ficher les élèves musulmans dans un établissement.

Allons nous vers la même dérive ? L’Etat se doit de respecter le choix des familles, sans distinguer l’origine ethnique ou le culte de celles-ci.

Que souhaitez-vous nous dire, M. Blanquer, quand vous proposer d’exempter d’interdiction l’école à la maison pour une une famille qui souhaite faire le tour du monde, alors qu’en parallèle, certaines familles ne peuvent disposer de ce privilège ?

Nous refusons que les musulmans de France, soit un levier à actionner pour justifier vos décisions de privation de Liberté.

Collectif Cœurs d’enfants

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