Depuis ce lundi, l’espace aérien espagnol est interdit aux avions militaires américains pour aller frapper l’Iran, a annoncé la ministre de la Défense Margarita Robles. Dès le début de l’agression miliaire Israélo-US contre la République Islamique, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait dénoncé une guerre « illégale ».
Ce lundi 30 mars, une nouvelle étape a été franchie en Espagne. Le pays interdit désormais son espace aérien aux avions militaires américains. « L’Espagne n’autorisera jamais l’utilisation des bases de Rota et de Morón pour mener une guerre à laquelle nous sommes totalement opposés », a déclaré la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles.
Une contrainte réelle pour les États-Unis
Au-delà du symbole, cette décision a des conséquences concrètes. Elle contraint les avions militaires, y compris ceux stationnés en Europe, à contourner le territoire espagnol pour rejoindre le Moyen-Orient, explique le Guardian.
Dans les faits, « le refus de coopération de l’Espagne a compliqué l’opération » américaine, rapporte El País. Certains bombardiers ont ainsi « dû contourner la péninsule ibérique pour entrer par le détroit de Gibraltar », les obligeant « à modifier leurs itinéraires » ainsi que leur logistique.
L'Espagne ferme son espace aérien aux avions américains engagés dans la guerre au Moyen-Orient pic.twitter.com/8Tv6EHPjid
— BFM (@BFMTV) March 30, 2026
La guerre contre l’Iran est une « erreur extraordinaire »
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, s’oppose fermement à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février, qu’il qualifie d’« illégale » et d’« erreur extraordinaire ».
Ces prises de position lui ont valu de vives critiques de Donald Trump, qui a menacé en représailles de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid d’autoriser l’usage des bases américaines situées en Espagne dans le cadre de cette opération militaire.
Au-delà du conflit, Donald Trump reproche également depuis plusieurs mois à l’Espagne de ne pas porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB, conformément au nouvel objectif de l’Otan défendu par la Maison Blanche.
