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Guerre en Iran : Israël déploie ses troupes dans le sud Liban

Alors que la guerre Israëlo-US contre l’Iran entre dans sa quatrième journée, l’armée israélienne a annoncé mardi avoir déployé des soldats au sol dans le sud du pays et y créer une « zone tampon ». Selon des témoins, l’armée libanaise s’est retirée de sept postes avancés le long de la frontière.

L’armée israélienne a indiqué mardi avoir engagé des troupes au sol dans le sud du Liban et y instaurer une « zone tampon », peu après que le ministre israélien de la Défense a donné son feu vert pour occuper de nouvelles positions sur le territoire libanais. Depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, Tsahal conservait déjà cinq positions considérées comme stratégiques au Liban.

(Re)prendre le contrôle du Sud Liban ?

Mardi matin, l’armée israélienne a affirmé conduire simultanément « des frappes simultanées à Téhéran et Beyrouth », visant des cibles militaires iraniennes ainsi que le mouvement libanais Hezbollah. Le Liban a été entraîné la veille dans l’escalade régionale après des tirs du Hezbollah en direction d’Israël pour « venger » la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons autorisé l’armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières », a déclaré le ministre dans un communiqué. Peu après, l’armée a confirmé la mise en place d’une « zone tampon » en territoire libanais.

Israël occupait déjà cinq points stratégiques dans le sud du Liban depuis l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, qui avait mis fin à un an d’affrontements avec le Hezbollah en marge du génocide à Gaza.

31 000 déplacés et une cinquantaine de morts au Liban

Mardi, l’armée israélienne a précisé que ses forces étaient désormais déployées en « plusieurs points supplémentaires » dans le sud du pays. La chaîne Al-Manar a annoncé dans la nuit que ses locaux situés dans la banlieue sud de Beyrouth avaient été bombardés. Comme la veille, l’armée israélienne a appelé les habitants de nombreuses localités libanaises à évacuer, en prévision de nouvelles frappes.

L’ONU a évalué mardi à au moins 31 000 le nombre de déplacés au Liban depuis le début des hostilités. « En date de lundi, plus de 31 000 personnes étaient accueillies et enregistrées dans des centres d’hébergement collectif », a déclaré Babar Baloch, porte-parole du HCR, lors d’un point presse à Genève.

Lire sur le sujet : Liban : Israël relance des bombardements malgré le cessez-le-feu

Le Liban retire ses troupes et exige la démilitarisation du Hezbollah

Dans plusieurs communiqués, le Hezbollah a affirmé, ce mardi, qu’« en réponse à l’agression criminelle israélienne qui a visé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth », ses combattants avaient lancé des drones contre les bases aériennes israéliennes de Ramat David et de Meron. Le mouvement a également assuré avoir ciblé la base de Nafah, dans le Golan syrien occupé par Israël.

Face à « l’escalade », l’armée libanaise s’est retirée de certaines positions dans le sud du pays afin de préserver « la sécurité » de ses soldats. Le gouvernement libanais a décidé lundi d’interdire toute activité militaire du Hezbollah et exigé qu’il « remette ses armes à l’État ». Le président Joseph Aoun a par ailleurs demandé aux membres du Quintet (France, États-Unis, Qatar, Arabie saoudite et Égypte) de « faire pression sur Israël pour qu’il cesse ses agressions contre le Liban ».

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