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Guerre contre l’Iran : vers une crise alimentaire et sanitaire mondiale

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Si la guerre contre l’Iran se prolonge, elle pourrait provoquer un choc économique mondial touchant d’abord les populations les plus vulnérables. Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte sur un risque d’aggravation de la crise, avec jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires menacées d’insécurité alimentaire aiguë d’ici 2026.

Entre crise énergétique et cauchemar logistique, la guerre israélo-américaine contre l’Iran, qui entre ce jeudi dans son 34e jour, désorganise profondément le secteur de l’aide humanitaire, notamment en Afrique, déjà fragilisée par les coupes massives décidées par l’administration Trump, tout en accentuant les tensions sur l’approvisionnement en médicaments.

Une situation d’insécurité alimentaire majeure

Selon une analyse du Programme alimentaire mondial (PAM), jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires pourraient se retrouver « en situation d’insécurité alimentaire aiguë en 2026 ». Le nombre actuel de 318 millions de personnes souffrant de la faim pourrait ainsi être dépassé pour atteindre 363 millions.

La première explication avancée réside dans la rupture des chaînes d’approvisionnement liée au conflit. « Elles pourraient bien être au bord de la plus grave perturbation depuis la pandémie de Covid et la guerre en Ukraine en 2022 », a averti Carl Skau, directeur exécutif adjoint du PAM, alors que les coûts de transport ont déjà augmenté de près de 20 %.

Pénuries médicales et alimentaires en Afrique

Ces derniers jours, plusieurs ONG présentes en Afrique ont alerté sur des risques de pénuries alimentaires et médicales pour des millions de personnes vulnérables en raison de la guerre au Moyen-Orient. Le continent africain, qui importe plus de 70 % de ses médicaments et 95 % des principes actifs nécessaires à leur fabrication, subit de plein fouet la crise actuelle.

En cause, une chaîne de production mondialisée : des principes actifs fabriqués en Chine, transformés en Inde, puis acheminés vers l’Afrique via Dubaï, véritable hub des médicaments asiatiques. « L’aide médicale dépend fortement des transports internationaux. Le blocage du détroit d’Ormuz, conjugué à la flambée des coûts d’assurance et de carburant, a des répercussions directes sur les patients de nos établissements de santé, au pire moment possible », résume Willem Zuidema, de l’ONG Save The Children.

Lire sur le sujet : Iran : Tout cela va mal finir !

Les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz

Le blocage du détroit d’Ormuz affecte également près de 30 % des engrais mondiaux, révélant l’ampleur du choc à venir. Plus qu’une crise immédiate, il s’agit d’une « bombe à retardement » agricole, dont les effets pourraient se faire sentir sur les récoltes de 2026 et 2027. De nombreux pays, des États-Unis à l’Inde en passant par l’Afrique, se retrouvent ainsi exposés, alors même que les mécanismes de soutien internationaux s’affaiblissent.

Au-delà, les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz se multiplient : hausse des prix de l’énergie, de la nourriture et des engrais. Comme lors des précédentes crises, notamment la pandémie de 2020, ces perturbations pourraient entraîner une flambée de la faim, avec les déséquilibres politiques et sociaux qui en découlent.

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