Une récente étude relayée par The Guardian indique que la population de Gaza aurait diminué de 10,6 %, depuis le début du génocide israélien entamé le 7 octobre 2023, soit environ 254 000 personnes en moins. Cette baisse démographique s’expliquerait par une mortalité très élevée et par la dégradation des conditions de vie touchant des millions de civils.
Une étude menée par des chercheurs de la Geneva Academy of International Humanitarian Law and Human Rights affirme que, depuis octobre 2023, la population de Gaza aurait diminué de plus de 10 %, ce qui laisserait supposer plus de 200 000 morts.
« On parle de plus de 200 000 morts »
L’étude indique que cette chute démographique s’explique avant tout par des taux de mortalité extrêmement élevés et par l’aggravation des conditions de vie touchant des millions de civils. Stuart Casey Maslen, directeur de la Geneva Academy of International Humanitarian Law, rappelle qu’un consensus évoque au moins 70 000 civils palestiniens tués depuis octobre 2023.
« Nous ne pensons pas qu’il s’agisse du chiffre définitif. Il correspond aux corps retrouvés. D’autres victimes sont encore sous les décombres. Il faudra du temps pour connaître le nombre exact. Un rapport du Bureau central palestinien des statistiques indique que la population de Gaza a diminué de plus de 10 % », explique-t-il.
Il précise que ces données doivent être confirmées, « mais elles laissent entrevoir un impact extrêmement dramatique, bien au-delà du chiffre de 70 000 généralement avancé ». « Si ces chiffres sont exacts, on parle de plus de 200 000 morts », souligne le chercheur.
Une nouvelle étude publiée par The Guardian révèle que la population de la Bande de Gaza a chuté de 10,6 % depuis le début du génocide lancé par l'entité sioniste le 7 octobre 2023, soit une perte d'environ 254 000 personnes.
— vaudais toujours 🍉 🍉 (@TFilastin) February 8, 2026
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Les gens continuent de mourir à Gaza
L’étude souligne également qu’à la fin de l’année 2025, des dizaines de milliers d’enfants et de femmes auraient été tués, malgré l’annonce d’un cessez-le-feu en octobre 2025 : « Les gens continuent de mourir à Gaza », déplore Stuart Casey Maslen.
Le chercheur indique que le rapport examine en détail la situation à Gaza, en Cisjordanie occupée, ainsi que dans 23 autres zones de conflit, pour la période du 1er juillet 2024 au 31 décembre 2025. Il estime que ces deux années ne seront regardées qu’avec tristesse et regrets.
« J’espère aussi un sentiment de culpabilité. Cela n’aurait jamais dû se produire ainsi. Cela ne justifie en rien les actes du Hamas du 7 octobre, mais cela ne justifie pas non plus l’ampleur des morts et des destructions causées par la réponse d’Israël. » a-t-il déclaré.
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Aucune avancée concernant les mandats d’arrêt de la CPI
Le chercheur affirme enfin qu’aucune avancée n’a été constatée concernant les mandats d’arrêt émis par l’International Criminal Court. « Au contraire, nous avons vu des sanctions imposées aux juges qui ont délivré ces mandats », ajoute-t-il.