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Gaza : un Ramadan sous les tentes, les ruines et la crise humanitaire

Mardi soir, pour la première nuit du Ramadan, les Palestiniens de Gaza ont accompli les prières de Tarawih au milieu des ruines de mosquées détruites ou dans des lieux improvisés sous des tentes. Ce début de mois béni intervient dans un contexte de dévastations massives, de cessez-le-feu fragile et de crise humanitaire aiguë.

Ce mardi, le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, a annoncé que mercredi marque le premier jour du mois béni du Ramadan 1447 (H) en Palestine. Il s’agit du premier Ramadan pour les habitants de Gaza depuis le cessez-le-feu conclu en octobre dernier. Il débute dans un contexte de destructions massives, de graves difficultés économiques et d’une crise humanitaire dramatique.

Un Ramadan sous les décombres

Ces deux dernières années, le Ramadan s’est déroulé sous l’ombre du génocide israélien et de la famine, de nombreuses familles ne parvenant pas à se procurer les produits de base pour l’iftar et le suhoor. Avant la guerre, les foyers palestiniens décoraient traditionnellement leurs maisons de guirlandes et de lumières à l’occasion du mois sacré. Aujourd’hui, la majorité des familles vivent sous des tentes et restent dépendantes de l’aide humanitaire.

Malgré les épreuves, les pénuries et les cicatrices profondes laissées par les destructions dans la bande de Gaza, l’atmosphère du Ramadan et ses produits emblématiques ont refait surface au marché historique de Zawiya, à Gaza-Ville. Les commerces et étals ont suspendu des lanternes de toutes tailles et affiché des pancartes présentant leurs marchandises et souhaitant la bienvenue au mois béni.

Certaines familles ont pu acheter des lanternes pour leurs enfants malgré la hausse des prix. Beaucoup, toutefois, traversent le marché sans rien acheter, faute de moyens face aux prix élevés et au manque de produits.

Plus de 1000 mosquées détruites durant le génocide

À la nuit tombée, quelques quartiers de Gaza s’illuminent de lanternes et de lampes pour célébrer l’arrivée du Ramadan, malgré des conditions de vie toujours extrêmement précaires et une population majoritairement déplacée. Les prières nocturnes (tarawih) se tiennent au milieu d’immenses ruines.

Après la destruction de plus de 1 015 mosquées durant le génocide, les Palestiniens ont aménagé des espaces de prière provisoires sur les décombres. D’après le Bureau des médias du gouvernement à Gaza, plus de 835 mosquées ont été entièrement rasées et plus de 180 partiellement endommagées en deux ans de conflit. Un correspondant d’Anadolu rapporte que des fidèles accomplissaient les prières de Tarawih tandis que des drones de surveillance israéliens continuaient de survoler le territoire.

Lire sur le sujet : Gaza : « L’esprit de fête a disparu, mais l’essence du Ramadan est là »

Les frappes israéliennes se poursuivent

Dans le même temps, les frappes israéliennes se poursuivent : mardi, Youssef Rasem Asaliya, 12 ans, a été tué par un drone israélien à Jabalia, dans le nord de Gaza, selon l’agence WAFA. L’armée israélienne a reconnu cette frappe, affirmant avoir « éliminé un terroriste » représentant une menace imminente. Les autorités sanitaires de Gaza assurent que plus de 600 personnes sont mortes depuis la « trêve ».

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