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Gaza : un génocide qui se poursuit dans l’indifférence médiatique

Alors que les regards se tournent vers l’escalade régionale provoquée par les frappes israélo-américaines en Iran et au Liban, la situation à Gaza reste dramatique. Les Palestiniens y subissent toujours des conditions de vie difficiles et des bombardements meurtriers répétés de l’armée israélienne, au mépris des accords de cessez-le-feu.

Dès les premières heures de la guerre contre l’Iran, Israël a annoncé la fermeture du point de passage de Rafah reliant la Palestine à l’Égypte, provoquant la panique parmi les habitants de Gaza et une nouvelle hausse des prix. L’armée israélienne a également tué au moins dix Palestiniens cette semaine dans la bande de Gaza, en violation des accords de cessez-le-feu.

Fermeture du passage de Rafah : une « punition collective »

La fermeture du passage de Rafah, décrétée « jusqu’à nouvel ordre », a ravivé la crainte d’une famine et fait redouter une aggravation de conditions humanitaires déjà désastreuses. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a averti, mardi 3 mars, que la rotation du personnel onusien avait été reportée, entraînant la suspension des évacuations médicales.

Ismail al-Thawabta, directeur du Bureau des médias du gouvernement dans la bande de Gaza, a dénoncé cette décision, estimant qu’elle aggraverait la crise humanitaire en privant des milliers de blessés et de malades d’un accès aux soins médicaux, mettant ainsi directement en danger la vie des civils.

« La fermeture continue du passage de Rafah et les graves conséquences humanitaires qui en résultent constituent une responsabilité juridique, politique et morale pour les autorités d’occupation et exigent que celles-ci rendent des comptes dans le cadre des mécanismes internationaux établis », a-t-il déclaré, qualifiant cette mesure israélienne de « punition collective » qui renforce encore le siège imposé à plus de deux millions de civils.

10 Palestiniens tués en une semaine

La journée la plus meurtrière de la semaine a été celle du vendredi 27 février, avec au moins neuf Palestiniens tués en 24 heures. Une frappe israélienne a coûté la vie à quatre Palestiniens, dont un policier, et blessé plusieurs autres tôt vendredi matin lors d’attaques distinctes à travers la bande de Gaza, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.

Trois Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés, dans la zone d’al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis, dans les heures précédant l’aube, au moment du suhoor, le repas pris avant le lever du jour durant le jeûne du mois sacré du Ramadan.

Lire sur le sujet : Gaza : un Ramadan sous les tentes, les ruines et la crise humanitaire

Un cessez-le-feu méprisé

Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a réagi à l’attaque en déclarant qu’elle reflète « le mépris flagrant de l’occupation pour les efforts des médiateurs et son mépris total pour le Conseil de paix et son rôle », ajoutant qu’Israël poursuit sa guerre d’extermination contre le peuple palestinien malgré les accords : « les discussions des États garants sur l’arrêt de la guerre n’ont aucune substance réelle sur le terrain ».

Un Palestinien a également été tué mardi, rapporte l’agence de presse Wafa, qui affirme que l’homme a été délibérément pris pour cible par l’armée israélienne dans la région d’Al-Satar Al-Sharqi, au nord de Khan Younis. Ce meurtre porte à 633 le nombre de Palestiniens tués par Israël depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu ».

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