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Gaza : « un enfant tué par jour » malgré le cessez-le-feu, dénonce l’Unicef

« Les bombardements et les tirs ont ralenti pendant le cessez-le-feu, mais ils n’ont pas cessé », a alerté mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Selon l’agence onusienne, au moins 100 enfants ont été tués à Gaza depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu » en octobre 2025.

« Plus de 100 enfants ont été tués à Gaza depuis le cessez-le-feu entré en vigueur début octobre. Cela équivaut à environ un enfant tué chaque jour pendant cette période », a déclaré James Elder, porte-parole de l’Unicef, lors d’un point presse tenu à Genève ce mardi 13 janvier.

Des chiffres en deçà de la réalité

Le représentant de l’agence onusienne a dressé un tableau alarmant de la situation des enfants dans la bande de Gaza depuis l’instauration du cessez-le-feu. Plus de 100 mineurs ont perdu la vie sous les frappes aériennes, les tirs de chars ou par balles. Parmi eux, 60 garçons et 40 filles, tandis que des centaines d’autres ont été blessés.

Ces chiffres seraient toutefois en deçà de la réalité, faute de données complètes. Un responsable du ministère de la Santé de Gaza, en charge du recensement des victimes, avance un bilan plus lourd : 165 enfants tués depuis le cessez-le-feu, sur un total de 442 morts. « En outre, sept enfants sont morts d’hypothermie depuis le début de l’année », a précisé Zaher Al-Wahidi, directeur du département informatique du ministère.

Les enfants palestiniens de Gaza ont disparu de l’actualité médiatique

Au cours de cette conférence de presse, James Elder a également évoqué les restrictions toujours imposées dans l’enclave palestinienne « sur une large gamme de produits essentiels », notamment les fournitures médicales, le carburant et l’eau potable. La situation humanitaire demeure extrêmement précaire à Gaza, où la survie quotidienne reste incertaine.

Si les bombardements et les tirs ont diminué avec le cessez-le-feu, ils ne se sont pas totalement arrêtés. « Ce que l’on appelle aujourd’hui “le calme” constituerait une situation de crise n’importe où ailleurs. Malheureusement, le cessez-le-feu a eu un effet inattendu : les enfants palestiniens de Gaza ont disparu de l’actualité médiatique », a-t-il déploré.

Lire sur le sujet : Comment penser le monde quand Gaza est livré à l’anéantissement ?

« Un cessez-le-feu sous lequel des enfants continuent de mourir n’est pas suffisant »

Malgré quelques progrès humanitaires observés depuis octobre, l’Unicef rappelle que ces deux années de guerre ont rendu « la vie des enfants de Gaza extrêmement éprouvante ». James Elder souligne que les plus jeunes vivent dans la peur, « leurs traumatismes psychologiques restant largement ignorés, s’aggravant et s’inscrivant dans la durée ».

« Un cessez-le-feu qui réduit les bombardements est un pas en avant, mais un cessez-le-feu sous lequel des enfants continuent de mourir n’est pas suffisant », a insisté le porte-parole de l’Unicef, appelant à une application réelle des engagements, à un accès humanitaire sans entrave et à une véritable responsabilisation.

Ces derniers jours, alors que l’enclave subit des conditions météorologiques difficiles, la récente interdiction par Israël de nombreuses ONG humanitaires fait craindre un retour de la famine pour une population déjà exsangue.

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