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Gaza : le nombre de morts fortement sous-évalué, selon une étude

Une première étude de terrain indépendante publiée dans The Lancet Global Health estime que le nombre de morts violentes liées au génocide à Gaza a été sous-évalué d’environ 35 %. Selon les chercheurs, le bilan réel dépasserait 83 000 morts après les quinze premiers mois du génocide israélien.

Le bilan réel des victimes à Gaza demeure incertain et sera probablement bien supérieur aux chiffres avancés jusqu’ici. La première étude de terrain indépendante des autorités locales, publiée le 18 février 2026 dans la revue « The Lancet Global Health », met en lumière les difficultés de recensement et estime que le nombre de morts violentes aurait été sous-évalué d’environ 35 %.

Les chiffres « officiels » inférieurs de 35%

Dans un contexte marqué par le chaos, la difficulté d’extraire et d’identifier les corps sous les décombres ou encore l’absence de déclarations lorsque des familles entières ont péri, une part importante des décès n’a pas été enregistrée par l’administration locale. C’est la conclusion de cette enquête indépendante publiée le 18 février.

« Nous avons estimé à 75 200 le nombre de décès violents [entre 63 600 et 86 800 morts] entre le 7 octobre 2023 et le 5 janvier 2025, ce qui représente environ 3,4 % de la population de la bande de Gaza avant le conflit », indiquent les chercheurs. Le chiffre communiqué par le ministère de la Santé de Gaza pour la même période (49 090 décès violents) serait inférieur de 34,7 % à l’estimation centrale du Lancet.

À ces 75 200 morts s’ajouteraient environ 8 450 décès « non violents » (entre 4 500 et 12 500), portant le total probable à plus de 83 000 morts après quinze mois de génocide israélien.

Une chute à environ 35 ans d’espérance de vie à Gaza

L’étude s’appuie sur une enquête menée auprès de 2 000 familles par 20 enquêteurs du Palestinian Center for Policy and Survey Research afin d’obtenir un échantillon représentatif. Les femmes, enfants et personnes âgées compteraient pour plus de 56 % des décès directs.

Ces résultats confirment d’autres travaux faisant état d’un effondrement de l’espérance de vie d’environ 35 ans depuis le début du génocide. Les morts indirectes, liées au manque de soins, à la malnutrition et à la dégradation des conditions de vie, pourraient être 3 à 15 fois plus nombreuses que les décès directs.

Lire sur le sujet : Gaza : selon une étude, le nombre de morts est sous-estimé de 40%

Deux études antérieures, publiées en janvier 2025 dans The Lancet et en octobre 2025 dans Population Health Metrics, aboutissaient déjà à un constat similaire : une chute d’environ trente-cinq ans de l’espérance de vie, signe d’une mortalité massive chez les plus jeunes — à titre de comparaison, la France avait perdu dix-sept ans d’espérance de vie entre 1913 et 1918.

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