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Gauche : L’union tactique entre le PS et LFI

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Entre pragmatisme électoral et tensions idéologiques, le PS et LFI scellent des alliances stratégiques dans les grandes métropoles pour le second tour des municipales 2026. Malgré les polémiques nationales, l’union de la gauche se concrétise localement à Toulouse, Nantes ou Limoges pour faire barrage à la droite et au RN.

Le temps des invectives semble révolu entre socialistes et « insoumis ». À Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand, Brest, Nantes, Avignon ou Strasbourg, le Parti socialiste (PS), Les Écologistes et La France insoumise (LFI) ont scellé de nombreux accords au lendemain du premier tour des municipales. Après des semaines de tensions, les nécessités électorales imposent un retour à la table des négociations, enterrant — du moins officiellement — la hache de guerre.

Le PS a accepté la « main tendue » de Jean-Luc Mélenchon, qui prônait un « front antifasciste » contre l’extrême droite. Cette volte-face suscite les critiques de la Macronie et de la droite, rappelant la promesse de rupture du PS suite à l’affaire Quentin Deranque (militant d’extrême droite tué lors d’une rixe) et aux fausses polémiques sur l’antisémitisme entourant le leader de LFI.

Marseille : L’exception Payan face au RN

Si l’union est la règle, Marseille fait exception. Face à Franck Allisio (RN) qui menace sa réélection, le maire sortant Benoît Payan a choisi de faire cavalier seul, rejetant les offres de Sébastien Delogu (LFI). Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a exhorté Payan sur France 2 à « revenir à la raison » avant la date limite du mardi 18 heures.

La stratégie d’Olivier Faure : un équilibre précaire
Pour Olivier Faure, premier secrétaire du PS, l’exercice est complexe. Il distingue l’électeur « insoumis » de base de la direction du mouvement. Sur France 2, il a affirmé que les listes d’union « ne comportent ni discrimination, ni racisme, ni antisémitisme ». Pourtant, la direction du PS avait initialement dénoncé les « propos antisémites » de Mélenchon, lequel s’était amusé lors du meeting de Bondy le 4 mars : « Les socialistes ? Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter ! ».

Deux visions pour 2027

Les partisans de l’union, à l’instar d’Alexis Corbière, estiment que les urnes condamnent l’idée de « gauches irréconciliables » et appellent à un cadre commun pour 2027, incluant une primaire. Les sceptiques eux craignent que ces accords n’affaiblissent la social-démocratie face à la stratégie de « clash » de figures comme Sophia Chikirou à Paris.

A, Limoges, Damien Maudet (LFI) mènera une liste d’union avec le socialiste Thierry Miguel.

Même chose à Toulouse où François Piquemal (LFI) et François Briançon (PS) s’allient contre Jean-Luc Moudenc (maire sortant), malgré l’opposition de Carole Delga.

A Nantes, un accord « technique » permet à Johanna Rolland (PS) de s’unir aux insoumis, bien que ces derniers siègeront dans l’opposition en cas de victoire.

A Avignon, le maire David Fournier (PS) s’alliera avec Mathilde Louvain (LFI), dans le fief de Raphaël Arnault.

Mais tout n’est pas rose pour LFI. À Rennes, Nathalie Appéré (PS) a refusé l’alliance avec Marie Mesmeur. À Lille, malgré une offre de 50 % des places sur la liste, l’écologiste Stéphane Baly a préféré s’allier au socialiste Arnaud Deslandes, écartant Lahouaria Addouche (LFI).

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