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18/09/2021
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Flambée de crimes racistes dans le sud de l’Espagne

Depuis le mois de juin, assassinats racistes et agressions physiques se sont multipliés contre les populations étrangères, essentiellement marocaines, la seconde minorité du pays. Le zoom de la rédaction.

Dans le sud de l’Espagne, il ne fait pas bon être Arabe, « Moro » comme disent de façon péjorative les Espagnols. Depuis le mois de juin, le nombre d’attaques racistes, agressions physiques et verbales, et même assassinat, a dangereusement augmenté dans le sud du territoire espagnol, d’après une information de nos confrères du Middle East Eye qui dénombre sept attaques violentes.

Un jeune de 22 ans Momoun Koutaibi est tombé dans le coma à la suite d’une fracture du crâne occasionnée par une barre de fer avec laquelle un de ses collègues de travail l’a frappée.

« Une semaine plus tard, Younès Bilal, Marocain de 37 ans, était dans un café avec des amis lorsqu’un ancien militaire les a assaillis d’injures racistes et a insulté la serveuse pour les avoir servis. Lorsque Bilal lui a fait face et lui a demandé de respecter les musulmans et la serveuse, l’ancien soldat a quitté les lieux pour revenir avec une arme et a abattu Bilal de trois balles dans la poitrine à bout portant, tout en criant : « Moro de merde » », écrivait Inigo Alexander depuis Murcie en Espagne pour MME.

Parmi les victimes de cette vague d’attaques, on dénombre également un ouvrier agricole exploité et non payé depuis le mois d’avril, agressé verbalement par des injures raciales, une femme équatorienne poignardée devant une banque alimentaire au cris de « Ils volent notre nourriture »

Des actes islamophobes ont été aussi recensés comme le dépôt d’une tête de porc ensanglantée devant la mosquée Ibn ‘Arabi à Cabezo de Torres. En février, une mosquée a été également incendiée et couverte de graffitis racistes.

Si pour certains observateurs, la flambée de violence s’expliquerait par la prise de pouvoir d’un parti populiste en Murcie, d’autres l’attribuent à toutes les factions politiques et à un rejet plus large de la présence des populations arabes dans la région.

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